Georges AUGUSTE

Matricule 45184
decede
Photographie de Georges AUGUSTE
Georges Auguste © famille D.r. — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/06/auguste-georges/
Convoi 45000

Georges, Alphonse, Théophile, AUGUSTE naît le 9 août 1896 à Fontenay-le-Pesnel (Calvados – 14), chez ses parents, Jean Baptiste Auguste, 36 ans, journalier (agriculteur), et Marie Désirée, 40 ans, son épouse. Il a une sœur plus âgée, Juliette, née le 26 juin 1893.

En 1901, la famille s’est installée à Carpiquet, au bourg (14), où leur frère René naît le 23 mars de cette année-là.

Pendant un temps, Georges Auguste travaille comme journalier. En 1911, il est domestique (agricole), au chômage. Sa mère est alors dentellière et sa sœur est brodeuse.

Le 16 avril 1915, Georges Auguste est incorporé comme soldat de 2e classe au 119e régiment d’infanterie. Le 18 novembre suivant, il passe au 1er régiment de zouaves. Le 18 juin 1916, il passe au 5e régiment de tirailleurs. Le 27 septembre suivant, il est cité à l’ordre du 1er régiment de tirailleurs de marche : « ayant perdu sa compagnie, s’est joint au bataillon d’Afrique avec lequel il a chargé à la baïonnette avec un sang-froid remarquable ». Le 2 juin 1917, il est cité à l’ordre de son régiment : « excellent tirailleur, à fait l’admiration de ses camarades par un sang-froid remarquable et un absolu mépris du danger au cours des opérations des 17, 18 et 19 avril 1917 ». Il est décoré de la Croix de guerre. Le 17 septembre 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire au 27, rue des Vaucelles, à Caen, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Le 5 décembre 1919, à Caen, Georges Auguste, « chauffeur, (Croix de Guerre) », officiellement domicilié à Carpiquet, se marie avec Germaine Lemarchand, née le 1er juillet 1900 à Sainte-Marguerite-de-Viette (14), domiciliée au 27, rue de Vaucelles.

Le 29 juillet 1921, Georges Auguste est embauché par la Compagnie des chemins de fer de l’État qui fusionnera avec d’autres au sein de la SNCF début 1938 [1].

Carte syndicale CGT, Fédération des chemins de fer. Collection Mémoire Vive.

Georges et Germaine Auguste auront cinq enfants, dont quatre filles, Yvette, née le 15 mars 1922, Simonne, née en 1923, Marcelle, née le 11 mars 1925, et Jeanne, née le 8 octobre 1926, toutes à Caen.

En 1931 et jusqu’au moment de son arrestation, Georges Auguste est domicilié avec sa famille rue Eustache-Restout à Caen (14), sur la rive droite de l’Orne.

Georges Auguste est alors mécanicien de route dans l’arrondissement de traction de Caen (« sur l’État ») ; il confiera à Marcel Cimier qu’il a un jour conduit le train spécial du maréchal Goering (commandant de la Lutwaffe) et de von Brauschitch (commandant en chef de l’armée de terre).

Le rapide Paris-Cherbourg dans les environs de Mantes. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Le 3 mai 1942, sur le quai de la gare de Caen, descendant de sa locomotive au retour de Cherbourg, Georges Auguste est arrêté par la police française. Il figure comme “communiste” sur une liste d’arrestations demandées par la Feldommandantur 723 de Caen à la suite du déraillement de Moult-Argences (Airan) [2]. Lors de la fouille, on trouve sur lui une carte de la CGT clandestine (témoignage D. Badache). Il est conduit au commissariat central, où se retrouvent les hommes interpellés. Ils passent la nuit à la Maison centrale de la Maladrerie à Caen.