Georges DUPRESSOIR

Matricule 45511
decede
Photographie de Georges DUPRESSOIR
Georges Dupressoir immatriculé le 8 juillet 1942 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/01/dupressoir-georges-julien/
Convoi 45000

Georges, Julien, Lumet naît le 17 juillet 1893 à Reuilly, entre Issoudun et Vierzon (Indre, à la limite du Cher), fils de Juliette Lumet, 25 ans, couturière. Bien que ses parents vivent en couple, son père ne le reconnaît pas aussitôt. Ils vont ensuite en région parisienne afin d’y trouver du travail.

Le 24 octobre 1896, à Ivry-sur-Seine (Seine / Val-de-Marne), le « garçon naturel » est légitimé par le mariage de sa mère (alors lingère, domiciliée chez son frère Jules Lumet, 31 ans, au 4, rue Moise prolongée à Ivry), avec Jean Baptiste Dupressoir, ébéniste de 27 ans, domicilié à Paris 15e. Élisabeth Dupressoir est alors enceinte de leur deuxième enfant, Léonie, Herminie, Alice, née le 18 août 1897 (décédée le 24/12/1980 à Plaisance, Gers). Elle aura ensuite une autre fille, Georgette, décédée en bas âge.

Le 6 juillet 1904, elle donne naissance à Jeanne, Blanche, née à leur domicile du 110, rue du Château à Paris 14e.

Élisabeth Dupressoir décède le 13 septembre 1905 à l’hôpital Necker, 151 rue de Sèvres (Paris 14e), âgée de 37 ans. Georges a 13 ans, sa sœur Léonie 8 ans et sa sœur Jeanne 14 mois. Jean Baptiste Dupressoir ne peut garder tous ses enfants auprès de lui : la plus jeune, Jeanne, est placée à l’Assistance publique.

Adolescent, Georges Dupressoir est écroué à la colonie correctionnelle de Gaillon (Eure), alors que son père habite au 49, rue Pernety à Paris 14e.

Le 20 novembre 1913, Georges Dupressoir est incorporé comme soldat de 2e classe au 79e régiment d’infanterie afin d’accomplir son service militaire. Mais, le 13 mars 1914, la commission spéciale de Nancy le réforme temporairement pour « bronchite avec tendance à la chronicité, amaigrissement de 6 kg », maladie antérieure à l’incorporation. Il retourne vivre chez son père, rue Pernety.

La Première Guerre mondiale commence le 2 août 1914. En octobre, Georges Dupressoir est alors domicilié au 91, rue de Vanves (devenue rue R.-Losserand) à Paris 14e.

Le 16 octobre, le conseil de révision de la Seine le classe “service auxiliaire”. Le 4 janvier 1915, il rejoint le 5e régiment d’artillerie. Le 16 octobre suivant, il manque à l’appel et, le 22 octobre, il est considéré comme déserteur. Une semaine plus tard, il est arrêté à Paris par la police, mais parvient sans doute à faire valoir son mauvais état de santé : le 28 décembre, la 3e commission de réforme de la Seine le réforme temporairement 1re catégorie pour « sclérose pulmonaire peu étendue ». Le 29 février 1916, la même commission le reconnaît apte au service. Entre temps, le 2e conseil de guerre de Paris le condamne à deux ans de travaux publics pour désertion à l’intérieur, mais il obtient une suspension de sa peine. Le 8 mars 1916, le gouverneur de Paris le fait passer au 104e régiment d’infanterie. Cependant, le 11 février, il est noté « parti en renfort aux armée s » au 164e RI. Il est considéré comme ayant été aux armées contre l’Allemagne (sur le front) du 4 janvier au 28 décembre 1915 et du 8 mars au 3 août 1916. Le 1er septembre 1919, il est mis en congé illimité de démobilisation par le 3e régiment d’artillerie et se retire chez son père, rue Pernety.

Entre temps, pendant sa mobilisation, il est condamné à deux reprises par des tribunaux civils pour vol : le 13 février 1915, le tribunal correctionnel de la Seine le condamne à 8 mois de prison. Le 22 octobre 1917, la cour d’appel de Paris le condamne à 2 ans de prison pour le même motif.

Hors mariage, avec une personne de la Sarthe, il a une fille, Odette, née dans les années 1920.

Le 30 novembre 1920, le tribunal correctionnel de la Seine le condamne pour vol à 9 mois de prison, assortis de 5 ans d’interdiction de séjour.

Vers 1921, son père, Jean-Baptiste Dupressoir, retrouve sa sœur Blanche, alors âgée de 17 ans, après maintes tentatives de recherche, grâce à des interventions de personnes haut placées pour lesquelles il restaure des meubles.