Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Georges, Antoine, Malbec naît le 31 décembre 1899 à Paris 20e, chez ses parents, Jean Marie Malbec, 46 ans, et Françoise Chavinier (parfois écrit Chauvignier ou Chavillier), son épouse, 33 ans, marchands de parapluies, domiciliés au 31 ou 91, rue du Pressoir, près du métro Couronnes.
Alors qu’a commencé la Première Guerre mondiale, Georges Malbec habite à Riom-es-Montagne (Cantal) avec son père, alors veuf. Il y travaille comme cultivateur, puis comme pâtissier.
Le 16 avril 1918, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 86e régiment d’infanterie, où il arrive le lendemain. Le 23 juillet 1918, il passe au 16e RI. Le août 1919, il passe au 3e régiment de chasseurs à cheval. Le 20 mai 1921, il passe au 18e régiment de chasseurs, unité engagée dans l’occupation des pays rhénans. Le 30 juin suivant, il est renvoyé dans ses foyers sans obtenir de certificat de bonne conduite.
En 1924, Georges Malbec habite au 101, rue Leblanc à Paris 15e. En mars 1928, il demeure au 93, rue de Lourmel (Paris 15e), et, le 10 septembre suivant, au 20, rue Ginoux, dans le même arrondissement.
Il devient cantonnier titulaire de la Ville de Paris (à Auschwitz, il se déclarera paveur de profession).
Le 8 septembre 1928 à Paris 15e, Georges Malbec se marie avec Lydie Lièvre, née le 5 septembre 1903 à Saint-Germain-le-Princay (Vendée), fille d’agriculteurs, journalière. Ils habitent déjà ensemble au 71, rue Saint-Charles. Les témoins au mariage sont Antoine Malbec, magasinier, et Marcel Malbec, monteur sur presse, demeurant tous deux au 93, rue de Lourmel. Le père de Georges, âge de 75 ans et retraité, vit alors à Mazamet (Tarn). Georges et Lydie Malbec auront deux enfants : Suzanne, née le 1er mars 1922 à Rochefort (Charente-Inférieure / Charente-Maritime), et Roger, né le 22 octobre 1928 à Paris 15e.
En mai 1935, la famille habite au 12, rue de la Rosière (Paris 15e).
Enfin, en octobre 1935 et jusqu’au moment de son arrestation, Georges Malbec est domicilié au 15, rue des Quatre-frères-Peignot à Paris 15e, à l’angle de l’avenue Émile Zola.
Il est mobilisé au cours des « hostilités 1939-1940 », peut-être au 13e bataillon d’ouvriers de l’Artillerie.
Sous l’Occupation, Georges Malbec prend l’initiative d’une collecte d’argent en faveur de deux camarades d’atelier, Torquin et Cornaye, détenus pour propagande communiste. Il remet la petite somme récoltée à Madame Torquin, qui lui avait dit être « sans secours ».
Le 18 juillet 1941, Émile Billot, domicilié au 14, rue des Quatre-Frères-Peignot, militant communiste chargé de la diffusion de tracts et de la collecte des cotisations dans le 15e arrondissement, est arrêté par deux inspecteurs des Renseignements généraux (fusillé à Caen le 15 décembre 1941). Sur un carnet de notes en sa possession figurent les cotisants et les sommes collectées pour les familles des emprisonnés. Sur un carnet de notes en sa possession figurent les cotisants, seulement désignés par leurs prénoms, et les sommes collectées pour les familles des emprisonnés. Interrogé, Billot désigne un camarade Danois, chargé de la diffusion des tracts et brochures, comme susceptible de communiquer les noms et adresses des cotisants. Par ailleurs, « Albert », un autre militant clandestin, occupant précédemment les fonctions clandestines de Billot, est trouvé porteur, lors de son arrestation, d’un « carnet de notes diverses » concernant « les groupes 1, 4 et 5 ».
