Georges MOREAU

Matricule 45893
decede
Photographie de Georges MOREAU
Georges Moreau © François Lejeune — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/12/moreau-georges-henri/
Convoi 45000

Georges, Henri, Moreau naît le 5 juin 1906 à Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux (Seine-et-Marne – 77), fils de Georges Moreau, né en 1874, menuisier, et d’Henriette Delorme, son épouse, née en 1875. Georges a un frère, Félix, né en 1898, et une sœur, Louise, née en 1902.

De la classe 1926, Georges Moreau effectue son service militaire au 32e régiment d’artillerie divisionnaire basé au fort de Charenton, sur la commune de Maisons-Alfort (Seine / Val-de-Marne).

Le 14 juin 1932, à Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux, il se marie avec Madeleine Petit, née le 24 mars 1909 à Versailles (Seine-et-Oise / Yvelines). Ils ont deux enfants : Colette, née le 24 avril 1933 à Saint-Jean, et Jean, né le 26 octobre 1935 à Meaux.

Au moment de son arrestation, Georges Moreau est domicilié avec sa famille au 29, avenue du Maréchal-Foch à Meaux (77), dans un logement locatif de trois pièces.

Il est alors ajusteur-mécanicien à l’usine Meunier (chocolaterie) de Noisiel (77).

Noisiel. La chocolaterie Meunier, sur un bras de la Marne. Carte postale oblitérée en 1960. Coll. Mémoire Vive.

Militant communiste, il est adhérent de la section communiste de Meaux de 1937 à 1938 (au moins…).

Il reste actif dans la clandestinité après l’interdiction du PCF et sous l’occupation allemande, participant à des diffusions de tracts dans sa ville.

Le 31 janvier 1941, étant « soupçonné de se livrer à la propagande communiste, Moreau Georges [est] pris en filature » […] à Vaires-sur-Marne par un inspecteur et un gardien de la paix en civil du commissariat local, « sortant du domicile du nommé Dutertre, militant communiste », ancien secrétaire de la cellule de Torcy. Interpellé vers 18h30 et « invité à exhiber le contenu d’une musette qu’il [porte], on constate [que Georges Moreau est] alors porteur d’une trentaine de numéro du journal “ L’Humanité ”, d’une quarantaine de tracts intitulés “ Rapport du camarade Molotov ” et d’une douzaine de brochures intitulées “ Vers la réalisation du communisme ” ». Georges Moreau reconnaît « qu’il devait amener ces tracts à Meaux où il devait les distribuer ». Ces document lui avaient été remis par Germaine Dutertre en l’absence de son mari et sur consigne de celui-ci. Une perquisition opérée au domicile de Georges Moreau ne donne aucun résultat, de même que chez les Dutertre.

Georges Moreau et Germaine Dutertre sont aussitôt placés en état d’arrestation, devant être déférés le 2 février au Parquet de Meaux sous l’inculpation d’infraction au décret du 26 septembre 1939, « portant dissolution du parti communiste ». Robert Dutertre n’est pas appréhendé immédiatement, ayant quitté son lieu de travail, mais son domicile est placé sous surveillance.

Le 7 février, les trois militants sont placés sous mandat de dépôt.

Le 20 février, le Tribunal correctionnel de Meaux condamne Robert Dutertre [1] à quatre mois de prison, et son épouse ainsi que Georges Moreau à trois mois chacun (où sont-ils écroués ?).