Georges PRÉVOTEAU

Matricule 46015
decede
Portrait de Georges PRÉVOTEAU
Georges Prévoteau en 1921. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Georges, Fernand, Frédéric, Prévoteau naît le 5 janvier 1895 à Orléans (Loiret), chez ses parents, Fernand Prévoteau, 24 ans, employé de bureau, et Louise Trumeau, 24 ans, son épouse, domiciliés au 24, rue de Bons-Enfants. Les témoins pour la présentation du nouveau-né à l’état civil sont ses aïeuls, Eugène Prévoteau, 64 ans, militaire retraité, et Alexandre Trumeau, 57 ans, savonnier. Georges a – au moins – deux sœurs : Suzanne, née le 9 mai 1900, et Marcelle, née le 20 janvier 1902.

En juillet 1913, Georges Prévoteau est garçon (commis) de restaurant et habite au 22, rue Saint-Placide à Paris 6e, peut-être dans un hôtel ; son père est alors décédé.

Le 31 juillet 1913 à la mairie du 6e, Georges Prévoteau, âgé de 18 ans, se marie avec Élise O., née le 4 décembre 1888 à Blankenberghe (Belgique), lingère, qui habite à la même adresse.

Le 19 décembre 1914, Georges Prévoteau est incorporé comme soldat de 2e classe au 131e régiment d’infanterie. Le 30 mai 1915, il passe au 175e RI. Le 27 juillet, il part “aux armées”. Le 20 août, il est évacué. Il rejoint le dépôt le 10 novembre. Le 25 janvier 1916, il passe au 35e RI. Le 10 février, il passe au 260e RI. Deux jours plus tard, il est en campagne en Orient. Le 12 juin, il est en traitement dans une ambulance mobile comme contagieux. Le 22 juillet probablement, il est rapatrié en France. Le 13 septembre 1917, il est envoyé à l’hôpital auxiliaire 515 à Thiais (Seine). Le 12 janvier 1918, il rentre au dépôt (27e compagnie ?). Le 5 mars, il entre à l’hôpital n° 18 à Saint-Mandé. Le 7 mai, il rentre au dépôt (27e compagnie ?) après vingt jours de convalescence. Le 20 mai, il part en “mission d’ordre”. Du 27 mai au 11 juin, il est à l’hôpital mixte de Montbrison. Le 22 juin, il rentre au dépôt. Le 30 juin, il retourne à l’hôpital. Le 4 septembre, il rejoint le dépôt militaire. Une semaine plus tard, il est admis à l’hôpital de la Butte. Le 15 octobre, il retourne au dépôt… Le 10 juillet 1919, il passe à la 7e section d’infirmiers. Le 20 août il est mis en congé de démobilisation et se retire au 11, rue de la Limite à Ostende, titulaire d’un certificat de bonne conduite. Le 25 août 1921, la 4e commission de réforme de la Seine le maintiendra dans le service armé (“réserve”) avec un taux d’invalidité inférieur à 10 % pour « troubles intestinaux consécutifs à une dysenterie contractée à l’Armée d’Orient, état général excellent ».

Le 2 juin 1920, son mariage est dissous par un jugement de divorce prononcé par le tribunal civil d’Orléans.

En août 1921, il habite au 66, rue Oberkampf à Paris 11e et travaille comme maître d’hôtel.

Le 30 août de cette année, à la mairie du Paris 11e, il se marie avec Marguerite Dujardin, née le 19 janvier 1896 à Saint-Valery-sur-Somme (Somme), employée de commerce, domiciliée au 81, avenue Parmentier.

Il a deux enfants. Mais son épouse décèdera, à une date restant à préciser ; ultérieurement, il vivra en ménage avec Louise Letellier, également mère de deux enfants.

En décembre 1925 où 1929, il habite au 44, rue Maistre à Paris 18e.

En mai 1929, un rapport de police le signale comme secrétaire administratif appointé du Syndicat des employés de l’Industrie hôtelière, dont le siège est à la Bourse du Travail. Il est alors membre du Parti socialiste SFIO.

En juin 1931, il habite au 23, rue des Moulins à Saint-Valery-sur-Somme. En avril 1934, il est domicilié place du Marché-aux-Herbes, à Compiègne (Oise). Un mois plus tard, en mai 1934, puis encore en janvier 1936, il déclare habiter place des Pilotes, derrière le quai Blavet, à Saint-Valery. De fait, Georges Prévoteau est propriétaire de deux immeubles dans le village côtier : le Bar You You , place des Pilotes, et un autre dans la rue Roche-Madorne.