Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Georges, Valère, Vinsous naît le 13 octobre 1897 à Rumigny (Ardennes), fils de Constant Vinsous et d’Alice Robinet, son épouse (tous deux décédés au moment de l’arrestation de leur fils).
Georges Vinsous commence à travailler comme ajusteur. Pendant un temps, il habite à Martigné-Ferchaud (Ille-et-Vilaine), 14 km au Nord de Châteaubriant.
De la classe 1917, Georges Vinsous est incorporé dès le 8 janvier 1916 au 31e régiment d’infanterie comme soldat de 2e classe afin d’accomplir son service militaire. Le 17 février 1917, il passe au 112e R.I. Le 15 décembre 1917, il est cité à l’ordre de son régiment : « soldat courageux et dévoué faisant partie d’une reconnaissance de nuit poussée le 10 décembre à 3 km au-delà de nos lignes, s’est détaché volontairement de son groupe pour rechercher dans un moment critique la liaison avec le chef du détachement ». Pour cette action, il reçoit la Croix de guerre avec étoile de bronze.
La Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze. © MV
Le 20 décembre suivant, il est nommé soldat de première classe. Le 29 mai 1918, il passe au 55e R.I.
Ruines de l’église de Lassigny. Carte postale. Collection Mémoire Vive.
Le 11 juin, dans le secteur de Lassigny, au Nord du département de l’Oise, il est blessé par une balle qui lui occasionne une plaie pénétrante au genou droit. Évacué, il est soigné pendant un an (?). Le 1er septembre 1919, il est mis en congé illimité de démobilisation.
Le 2 janvier 1920, à Mohon (08) [1], il entre comme homme d’équipe à la Compagnie des chemins de fer de l’Est (qui fusionnera au sein de la SNCF).
Le 11 décembre de la même année, à Izieux (Loire), Georges Vinsous se marie avec Francine Cote. Ils auront quatre filles : Alice, née le 25 avril 1919, Lucienne, née le 30 novembre 1920, Odette, née le 5 juin 1927, et Huguette, née le 30 novembre 1933.
Le 1er juillet 1927, Georges Vinsous est employé à la gare de Lumes (08) ; à Lumes-triage probablement. Le 1er septembre, il est nommé chef de train. Le 1er novembre suivant, il est muté à la gare de Vaires-Torcy [2].
Vaires. La gare voyageurs de Vaires-Torcy-Noisiel-Brou. Carte postale écrite en 1935. Coll. Mémoire Vive.
