Gérald LECARPENTIER

Matricule 45746
decede
Photo non trouvée pour Gérald LECARPENTIER
Image de remplacement. Photographie de Gérald LECARPENTIER non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Gérald, Alfred, César, Lecarpentier naît le 13 juin 1895 à Sainte-Honorine-des-Pertes (Calvados – 14), fils de Gustave Lecarpentier, 32 ans, journalier, et de Marie Thomasse, 34 ans, son épouse, domiciliés rue du Carrelet dans le village du Grand-Hameau. Gérald a plusieurs frères et sœurs plus âgés : Léa – née le 8 juin 1881, avant le mariage de leurs parents, le 10 juillet suivant -, Sydonie, Maxime, Charles, Marguerite et Eugène.

Pendant un temps, Gérald Lecarpentier est dresseur de chevaux (?).

En avril 1913 et en décembre 1914, le tribunal de Bayeux le condamne à deux reprises à une amende pour chasse sans permis

Le 19 décembre 1914, Gérald Lecarpentier est incorporé comme soldat de 2e classe au 28e régiment d’infanterie ; il est signalé comme un homme de petite taille (1m59), blond aux yeux bleus. Le 21 mars 1915, il passe au 403e régiment d’infanterie, unité qui monte au front. Le 22 septembre 1916, il passe au 293e R.I. Le 18 février 1917, il est cité à l’ordre de son régiment : « Soldat courageux, à participé volontairement à un coup de main qui a permis de ramener 21 prisonniers », ce qui lui vaut la Croix de guerre avec étoile de bronze.

La Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze. © MV

Au cours de cette année 1917, par deux fois, il tarde à rejoindre son unité après une permission, ce qui mobilise le Conseil de guerre qui prononce des peines de prison pour désertion, non suivies d’effet. Le 9 juillet suivant, Gérald Lecarpentier est réaffecté au 403e R.I. Il connaît une « interruption de service du 10 août 1917 au 13 octobre 1919 » (?). Le 14 octobre de cette année, il est envoyé en congé illimité de démobilisation, titulaire d’un certificat de bonne conduite, et se retire au n° 5, rue Saint-Patrice à Bayeux (14).

En mai 1921, Gérald Lecarpentier habite chez ses parents à Cottun (14), où son père est maçon ; lui-même n’est désigné que comme “journalier” chez divers patrons. En novembre suivant, il est domicilié chez M. Cassigneul à Sannerville (14). En mai 1922, il est revenu à Cottun, au hameau Croisette.

Le 15 octobre 1921, à Cairon-le-Vieux (14), il se marie avec Héloïse Ernestine Marie Paris, née le 16 août 1900, dans cette commune. Leur fille Lucienne Éloïse Marie y naît le 31 juillet 1922. Le 31 octobre 1923, son fils Gérald naît à Tour-en-Bessin (14), puis son fils René, le 26 mars 1925. Et, jusqu’en 1926, la famille habite au lieu dit Saint-Anne ; le père de famille est toujours journalier chez divers employeurs. En novembre suivant, ils sont à Vienne-en-Bessin (14), où naissent Andrée Émilie, le 11 mars 1927, et Gustave Charles, le 16 octobre 1930. Puis ils déménagent pour le petit village de Vaucelles, près de Bayeux, dans le quartier de l’église (14). En 1936, leur fille Lucienne, 14 ans, ne vit plus avec eux. Par contre, la mère de Gérald, Maria Thomassin, est leur voisine.

En novembre 1938 et jusqu’au moment de son arrestation, Gérald Lecarpentier est domicilié au 20, rue Saint-Patrice à Bayeux (14).

Gérald Lecarpentier est maçon.

Le 2 septembre 1939, il est rappelé à l’activité militaire, classé dans l’affectation spéciale comme manœuvre à l’atelier de fabrication de Caen. Mobilisé jusqu’au 17 novembre, il est rayé de l’affectation spéciale le 27 décembre suivant.Dans la nuit du 1er au 2 mai 1942, il est arrêté à son domicile par la police française. Figurant comme “communiste” sur une liste d’arrestations demandées par la Feldkommandantur 723 de Caen, à la suite du déraillement de Moult-Argences (Airan) [1], il est conduit à la gendarmerie avec 17 autres habitants de la ville (selon le Comité local de Libération).