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Germaine Renauld est ensuite admise à l’École normale d’institutrices de Tours (37), alors rue du Nouveau-Calvaire (?).
Tours. À l’arrière-plan à droite, l’École normale d’institutrices, vue depuis le pont de Saint-Symphorien. Carte postale “voyagée” en 1903, collection Mémoire Vive.
En 1934, son premier poste est à Azay-le-Rideau (37).
En 1936, proche ou adhérente du Parti communiste, Germaine Renauld participe à un voyage en Russie organisée par l’association les “Amis de l’URSS”.
De 1936 à 1941, elle est institutrice à l’école publique de filles d’Athée-sur-Cher (37). Puis, elle est mutée à l’école de la petite commune rurale de Brèches (37), dans le hameau de Bel Air, 36 km au nord-ouest de Tours.
Sous l’Occupation, Germaine Renauld intègre une filière de diffusion de propagande communiste clandestine en liaison avec le “centre” parisien.
Charlotte Delbo écrira qu’« elle a installé une imprimerie clandestine aux environ de Tours. Elle tire elle-même les journaux, puis les transporte sur sa bicyclette pour les livrer aux camarades qui les distribuent. »
De leur côté, les policiers français établiront que son rôle consiste alors « à assurer la transmission aux fins de distribution du matériel de propagande destiné notamment aux paysans et aux ouvriers des entreprises », sous la direction de René Froissard, ex-conseiller municipal communiste à Brion (Yonne), évadé le 17 octobre 1941 du camp de Chibron (Var) où il était interné, “planqué” au lieu dit Saint-Sauveur à Joué-lès-Tours, et devenu responsable régional du PC clandestin pour la Touraine. Parallèlement à Germaine Renauld, un autre militant clandestin de Tours est chargé de la diffusion de cette propagande : René Le Pape. Pour ce qui la concerne, Germaine Renauld transmet les imprimés à André Cantet, de Tours, sympathisant avant-guerre, qui lui-même les transporte au dépôt régional installé dans le café tenu par Gaston et Régina Breton [1] sur la grande place Velpeau à Tours, où se tiennent des marchés de plein air.
Régina (1939) et Gaston (1936) Breton, participaient au réseau de La Lanterne . Album d’Édith Breton, © Patrice Cotensin.
Le café de Gaston et Régina Breton à la fin des années 1930. C’était un point de rendez-vous et de dépôt des réalisateurs de La Lanterne . Tournés vers le photographe, Régina et et son fils Kleber. Album d’Édith Breton, © Patrice Cotensin.
Tours. La place Velpeau dans les années 1900. Carte postale, collection Mémoire Vive.