Gisèle LAGUESSE

Matricule 31667
decede
Photographie de Gisèle LAGUESSE
Photographie à vérifier
Convoi 31000

Gisèle, Henriette, Lung naît le 29 janvier 1915 à Poitiers (Vienne). Elle grandit à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), où elle va à l’école communale. Elle fréquente ensuite une école commerciale de la rue de Naples, à Paris 8e, et obtient un diplôme de secrétaire. Son père est ingénieur des chemins de fer, à la gare Saint-Lazare (Paris 8e).

Le 18 juin 1938, Gisèle Jung se marie avec Paul Laguesse, né le 21 juin 1893 à Paris 19e, instituteur à l’école du centre à Gagny [1] (Seine-Saint-Denis – 93), qui avait été l’un des tout premiers secrétaires du parti communiste français dans les années 1920 (fédération de Seine-et-Marne).

Ils habitent au 3, avenue Jauzier-Koestler à Saint-Maur-des-Fossés [1](Val-de-Marne), à proximité du pont de Créteil.

Gisèle est également membre du Parti communiste, ainsi que du Comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme.

La résistance dès 1940

Dès août 1940, Gisèle et Paul Laguesse entrent dans l’action clandestine.

En 1942, ils hébergent des responsables du Front national [2], assurent la liaison entre la direction du Front national et les responsables régionaux, transmettent à la direction du Front national le résultat de leurs écoutes (Radio-Londres, Radio-Moscou) – Gisèle prend des cours de sténotypie à l’école Grandjean -, tirent des tracts sur une ronéo.

Arrêtés dans le cadre de l’affaire Pican-Cadras

Le 2 mars 1942, au matin, ils sont arrêtés par les policiers des brigades spéciales, à leur domicile. Roger Ginsburger (Pierre Villon), secrétaire national du Front national et compagnon de Marie-Claude Vaillant-Couturier, qui se planque chez eux depuis deux semaines, parvient à s’échapper en sautant du premier étage dans le jardin. Selon son témoignage ultérieur, Gisèle était contactée quelquefois à la sortie de son école de sténo par un camarade connaissant ses heures de cours, et qui, un jour, a été filé.

Gisèle et Paul Laguesse sont emmenés dans les locaux des Renseignements généraux à la préfecture de police, à Paris, où ils passent une semaine, y subissant des interrogatoires.

Le 10 mars, Gisèle Laguesse est transférée au dépôt.

Le 23 mars, elle est écrouée à la Maison d’arrêt de la Santé, à Paris 14e, division allemande, au secret.