Guillaume HEITZ

Matricule 45657
decede
Photographie de Guillaume HEITZ
Photographie à vérifier
Convoi 45000

Guillaume Heitz naît le 14 juillet 1910 à Mulhouse (Haut-Rhin – 68).

Au moment de son arrestation, il est domicilié à Lunéville (Meurthe-et-Moselle – 54) ; son adresse reste à préciser.

Sa profession reste à préciser.

La date et le motif de son arrestation sont à préciser… À une date restant à préciser, il est transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Guillaume Heitz pourrait être le « rouquin » dont les militants communistes internés à Royallieu craignent la délation.

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Guillaume Heitz est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) ; peut-être sous le numéro 45657 selon les listes reconstituées (la photo du détenu portant ce matricule a été retrouvée, mais n’a pu être identifiée à ce jour).

Après les premières procédures (tonte, désinfection, attribution d’un uniforme rayé et photographie anthropométrique), les 1170 arrivants sont entassés pour la plupart dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.

Le lendemain, vers 7 heures, tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau ; alors choisi pour mettre en œuvre la « solution finale » – le génocide des Juifs européens -, ce site en construction présente un contexte plus meurtrier pour tous les concentrationnaires. À leur arrivée, les “45000” sont répartis dans les Blocks 19 et 20 du secteur B-Ib (le premier créé).

Le 10 juillet, après l’appel général, ils subissent un bref interrogatoire d’identité qui parachève leur enregistrement et au cours duquel ils déclarent une profession (celle qu’ils exerçaient en dernier lieu ou une autre, supposée être plus “protectrice” dans le contexte du camp). Puis ils sont envoyés au travail dans différents Kommandos . L’ensemble des “45000” passent ainsi cinq jours à Birkenau.