Henri LEFEVRE

Matricule 45762
decede
Photographie de Henri LEFEVRE
Henri Lefevre, in © Patrick Liber, © Photo — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2008/03/lefevre-henri-lopold/
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Henri, Léopold, Lefèvre naît le 17 juin 1894 à Levallois-Perret [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92), chez ses parents, Louis Léopold Lefevre, 31 ans, serrurier, et Émilie Pierre, 37 ans, journalière, son épouse, domiciliés au 33, rue Victor-Hugo. La famille compte déjà Thomas, 13 ans, Eugénie, 9 ans 1/2, et Louis, 3 ans. Leur frère cadet, Georges Louis Léopold, naît le 12 mars 1899 à Clichy, alors qu’ils sont domiciliés au 1, rue du Bois.

En 1911, la famille est installée au 3, rue Trezel à Levallois, hébergeant également Louis Le Rouillé, 15 ans, né à Marigny (?).

Habitant chez ses parents, Henri Lefevre commence à travailler comme électricien.

Incorporé le 2 septembre 1914 comme canonnier de 2e classe au 5e régiment d’artillerie à pied, il rejoint son unité le 18 septembre. Le 5 septembre, un tribunal militaire de Paris l’a condamné à une peine de prison avec sursis pour vol. Le 9 mars 1916 à Béthincourt, sur la rive gauche de la Meuse, au cours de la bataille de Verdun, lors d’une offensive allemande au nord du Mort-Homme, Henri Lefevre est fait prisonnier. Il est interné dans un Stalag [2] à Meschede (Rhénanie-du-Nord/Westphalie). Le 1er septembre 1917, l’armée le considère comme « passé dans la réserve de l’armée active ». Le 26 décembre 1919, il est rapatrié d’Allemagne. Deux jours plus tard, il arrive au DTI. Le 18 février 1919, il passe au 13e RAC. Le 3 septembre suivant, il est démobilisé et se retire au 3, rue Trézel. Plus tard, il adhérera à l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC).

Le 29 mars 1919, à Levallois-Perret, Henri Lefèvre épouse Marie Raymond, née le 25 février 1891 à Châteauneuf-la-Forêt (Haute-Vienne), veuve d’un premier mariage dont elle a une fille, Marie-Louise Valade, âgée de 4 ans et demi. Un an plus tard, le couple a un premier enfant, Albert.

Henri Lefèvre est métallurgiste (rectifieur).

En mai 1921, il habite avec sa famille au 129, rue Gravel à Levallois. Son deuxième fils, Raymond, naît en 1924.

En octobre 1925, la famille est installée dans une maison mitoyenne d’un étage au 155, de la Cité Jardin à Gennevilliers [1] (92), qui vient d’être édifiée dans l’ancien parc du château de Richelieu par l’Office public d’habitation à bon marché de la Seine.

La cité jardin de Gennevilliers dans les années 1920-1930 ; probablement la future rue Chevreul. Carte postale.

Leur fille Jacqueline naît en 1930. En 1931, les Lefèvre hébergent la mère d’Henri, Marie-Louise, ainsi qu’une nièce, Renée Jean-Pierre, née en 1914 à Paris et manœuvre à Levallois. Marie Lefèvre est alors manœuvre chez Carbone.

Début 1931 et jusqu’à son arrestation, Henri Lefèvre est perceur aux établissements Chausson, fabrique de radiateurs pour véhicules automobiles, à Asnières-sur-Seine [1] (92). Il est adhérent à l’Union syndicale des travailleurs de la Métallurgie, voiture-aviation, maréchalerie et parties similaires de la région parisienne et secrétaire du Comité intersyndical de Gennevilliers.