Honoré Brieu dans les années 1920 (?). © Collection Max Valentin. Droits réservés.
Honoré, Émile, Brieu naît le 17 août 1889 à Rouen (Seine-Inférieure / Seine-Maritime [1] – 76), au domicile de ses parents, Jacques Brieu, 29 ans, tailleur d’habits, et Marie Leballeur, son épouse, 38 ans, demeurant au 26, rue Saint-Nicolas.
Pendant un temps, Honoré Brieu travaille comme tailleur d’habits, probablement avec son père.
De la classe 1910, il est incorporé le 4 octobre au 119e régiment d’infanterie comme soldat de 2e classe afin d’y accomplir son service militaire. Le 25 septembre 1912, il est « envoyé dans la disponibilité de l’armée active » (démobilisé), titulaire d’un certificat de bonne conduite.
Le 19 juillet 1913, l’armée le classe affecté spécial dans la Réserve comme employé permanent de l’administration des douanes de Rouen.
Le 2 mars 1915, il est mobilisé et rejoint son unité. Le 20 août, il passe au 113e R.I. Le 30 octobre 1916, à Douaumont, il est blessé par des éclats d’obus, qui lui occasionnent une plaie à la joue gauche et au médius gauche.
Le 3 février 1917 à Troyes (Aube), Honoré Brieu – toujours soldat au 113e R.I. – se marie avec Julia Camille Dhotel, née le 6 janvier 1891 à Saint-Dizier (Haute-Marne), bonnetière, demeurant au 13 rue Surgale, à Troyes.
Le 23 mars 1918, il est fait prisonnier par l’armée allemande. Il est interné à Langensalza (depuis 1956, Bad Langensalza), en Thuringe. Il est rapatrié par le centre de Montigny (au moins huit toponymes identiques…) et arrive au dépôt de transition des isolés de la 20e région le 11 décembre 1918. Le 11 janvier 1919, il rejoint le 37e R.I. Le 25 février 1919, il est cité à l’ordre du régiment : « Soldat très brave, fusillier-mitrailleur, a, le 23 mars 1918, tant au cours d’une attaque que pour enrayer un retour offensif d’un ennemi supérieur en nombre, fait preuve de belles qualités de courage et de dévouement, blessé en combattant ». Entre 1921 et 1925, la commission de réforme de Caen le considérera bon pour le service armé, mais en lui octroyant une pension d’invalidité de 10 % – d’abord temporaire, puis permanente – pour raideur du coude droit de 80° à 145° et légère diminution de la supination de l’avant-bras.
Le 26 juillet 1919, il est mis en congé illimité de démobilisation et se retire au 21, rue Lecat, à Rouen. Par un décret ultérieur (23 mars 1931), Honoré Brieu sera décoré de la Médaille militaire.
Le 9 décembre 1920, leur fille Jacqueline Renée naît au 6 rue Haldot, à Caen (Calvados).
Maromme, la gare dans les années 1900. Carte postale. Collection Mémoire Vive.
Travaillant sur le port de Rouen, probablement toujours comme employé des douanes, Honoré Brieu est adhérent à la CGT et au Parti communiste.