Jean Baptiste LORY

Matricule 45804
decede
Photographie de Jean Baptiste LORY
Jean-Baptiste Lory, Photo fiche des RG — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/08/lory-jean-baptiste/
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Jean, Baptiste, Lory naît le 10 mai 1909 à Sarzay (Indre – 36), fils de Louis Eugène Lory, 29 ans, charron, et de Marie Louise Aubard, 22 ans, son épouse, domiciliés au lieu dit Baudry.

Jean Baptiste Lory commence à travailler comme ébéniste.

De la classe 1929 et du recrutement de Châteauroux, il accompli son service militaire au 13e régiment de Dragons à Melun.

Au retour, il réside 10 rue de la Fédération à Houilles (Seine-et-Oise / Yvelines).

Le 22 mars 1930, à Houilles, âgé de 20 ans, il se marie avec Marguerite Afrédine Lebrun, 27 ans, née le 20 juillet 1902 à Glas-sur-Lisieux (Calvados). Ils n’auront pas d’enfant.

À partir de l’été 1935 et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 74, rue Marius-Aufan à Levallois-Perret [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92).

En février 1937, il entre comme ajusteur à la Société nationale de construction aéronautique du Sud-Ouest (SNCASO) – anciennement Blériot -, quai Galliéni, à Suresnes

Entre septembre 1939 et juin 1940 (l’Exode), Jean Lory est mobilisé comme “affecté spécial”, dans son entreprise. Le commissaire de police de la circonscription de Levallois-Perret le considère comme un des dirigeant du Comité populaire de l’usine.

En janvier 1940, un indicateur affirme que Jean Lory a reçu des tracts à son domicile afin de les distribuer. Il se serait débarrassé de ceux qui lui restaient avant une perquisition policière qui s’est révélée infructueuse.

Son usine ayant été liquidée en juillet 1940, il est au chômage pendant quatre mois. À partir du 25 novembre, il travaille au Paris Studio Cinéma, quai du Point-du-Jour, à Boulogne-Billancourt, puis, fin janvier 1941, aux établissements Niepce, sis au 18, boulevard de la République, à Boulogne-Billancourt. Il envisage de retourner dans l’Indre – en zone non-occupée – afin de reprendre « l’industrie rural » [sic] de son père.

Le 4 juillet 1941, il est arrêté à la demande du commissaire de Police de Levallois-Perret, qui le désigne comme « meneur communiste actif », en application de décret du 18 novembre 1939. Le préfet de police signe l’arrêté ordonnant son internement administratif : il est conduit à la caserne désaffectée des Tourelles, 141, boulevard Mortier, Paris 20e, “centre surveillé” dépendant de la préfecture de police de Paris.