Jean Guilbert naît le 10 septembre 1908 à Avesnes-lez-Aubert, entre Cambrai et Valenciennes (Nord), chez ses parents, Jean-Baptiste Guilbert, 40 ans, tisseur, et Marie Moniez, 36 ans, son épouse, domiciliés rue de l’Enclin. Les témoins pour l’inscription du nouveau-né à l’état civil sont deux autres tisseurs. À partir de 1914, sans doute après avoir fuit la zone envahie par l’armée allemande, sa famille s’installe à Mitry-Mory (Seine-et-Marne).
Carte militaire éditée en 1920 (reprise d’une édition antérieure), avant le développement des lotissements. Collection Mémoire Vive.
En 1928, du bureau de recrutement de Melun, Jean Guilbert est appelé à accomplir son service militaire comme soldat de 2e classe, peut-être au 122e Aviation [?, à vérifier…].
Le 4 avril 1931, à Mitry-Mory, Jean Guilbert se marie avec Marcelle Dubois, née le 16 décembre 1908 dans cette commune. Ils ont rapidement trois enfants : Gaston, né le 20 juin 1931, Jeannine, née le 16 août 1932, et Colette, née le 22 décembre 1933, tous à Mitry-Mory.
Au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 19, rue de Villeparisis à Mitry-Mory. Pendant un temps, Jean Guilbert est employé comme manœuvre à la sucrerie Piot, à Mitry-Mory. Sur d’autres documents, Jean Guilbert est déclaré comme terrassier ou comme cultivateur.
Il adhère au Parti communiste en 1933.
Lors des scrutins de mai 1935, il est élu conseiller municipal de Mitry-Mory.
Mitry-Mory après guerre. Carte postale. Collection Mémoire Vive. Au premier plan, la mairie. Plus loin, la sucrerie et la briqueterie.
De novembre 1939 au mois d’août 1940, il est mobilisé comme soldat de 2e classe au 32e régiment d’infanterie.
Entre temps, en février 1940, il a été déchu de son mandat municipal par le conseil de préfecture de Seine-et-Marne.
Sous l’occupation, il poursuit son activité militante dans la clandestinité, transportant et diffusant des imprimés, hébergeant à son domicile le responsable de secteur André Gautier, alias « Victor ». Selon une attestation ultérieure, celui-ci lui aurait confié la mission de relever l’importance et la nature du matériel de guerre dans les wagons en stationnement en gares de Mitry-Mory et Villeparisis ainsi que leur lieu de destination. Il quitte son domicile.
Le 23 septembre 1941, Marcelle, son épouse, met au monde leur quatrième enfant, Jean-Claude.