Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Jean, Louis, Joseph, Maretheux naît le 13 février 1896 à la Gâterie, commune de Mézières-sur-Couesnon (Ille-et-Vilaine), fils de Pierre Maretheux, 41 ans, cultivateur, et de Jeanne-Marie Beaudoin, son épouse, 36 ans, « même profession que lui ». La famille compte déjà quatre enfants : Pierre, 8 ans, Joseph, 6 ans, Jules, 4 ans, et Marie, 2 ans et demi.
Pendant un temps, Jean Marétheux travaille comme comptable, habitant à Paris.
Le 11 avril 1915, il est incorporé comme soldat de 2e classe à la 31e compagnie de dépôt du 2e régiment d’infanterie afin d’y accomplir son service militaire. Le 15 septembre suivant, il passe à la 25e compagnie de dépôt. Le 5 décembre 1915, il passe au 47e R.I. (9e bataillon, 34e compagnie) qui part « aux armées ». Le 11 juin 1916, il est affecté à la 4e compagnie. Le 1er avril 1918, il passe au 8e régiment du Génie, détachement télégraphique de la 20e division d’infanterie. Deux jours plus tard, le 3 avril, dans le secteur des Chambrettes, alors qu’il est en mission de réparation de lignes téléphoniques, il est blessé au poignet gauche par un éclat d’obus. Le 14 avril, il entre à l’hôpital temporaire de Blanveux (Blairveux). Il en sort le 11 mai, avec une permission de dix jours. Le 19 novembre, il est cité à l’ordre du régiment et reçoit la Croix de guerre avec étoile d’argent. Le 1er janvier 1919, il passe à la 6e compagnie, dans la 4e armée. Le 5 janvier, il est dirigé sur le dépôt du 8e Génie. Le 31 janvier, il part pour l’armée d’Orient. Le 15 février, il est affecté à la compagnie télégraphique C.R.A. (?). Le 30 août ou le 19 septembre, il est rapatrié. Le 22 septembre suivant, mis en congé illimité de démobilisation par le 1er régiment du Génie, titulaire d’un certificat de bonne conduite, il se retire à la Garenne-Colombes (Seine / Hauts-de-Seine – 92).
Domicilié au 12 boulevard de la République à La Garenne-Colombes, il travaille alors comme garçon de magasin.
Le 29 novembre 1919 à Paris 4e, il se marie avec André Blanche Guillerand, née le 21 décembre 1895 à Paris 4e, 23 ans, dactylographe, alors domiciliée chez ses parents, rue des Blancs-Manteaux. Le père de Jean est alors décédé…
En juillet 1921, ils demeurent au 44, rue de Montmorency, à Paris 3e.
Fin juillet 1924, ils habitent au 96, rue des Arts, à Levallois-Perret [1] (92).
En avril 1935 et jusqu’au moment de son arrestation, Jean Marétheux est domicilié au 3, rue Vergniaud à Levallois-Perret.
Il est chauffeur de taxi (“chauffeur de voitures automobiles de place”) ; il est membre de la Chambre syndicale des cochers chauffeurs du département de la Seine.
Militant communiste, il est trésorier puis secrétaire de la section locale.
Rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale du 1er septembre 1939, il rejoint, cinq jours plus tard, le centre mobilisateur du génie n° 68. Le 19 septembre, il part « aux armées ». Le 11 avril 1940, il arrive au dépôt de guerre du Génie n° 33. Le 13 juillet, démobilisé par le centre de Salviac, il se retire provisoirement au 7, rue des Albigeois à Florensac (Hérault), en attendant de pouvoir regagner Levallois-Perret, sa résidence habituelle.