Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Jean, Louis, Paupy naît le 13 avril 1921 à Paris 14e, fils de Pierre, François, Paupy, trente ans, et d’Émilie Bédos, son épouse.
Au moment de son arrestation, il est domicilié au 43, rue Bronzac à L’Haÿ-les-Roses [1] (Seine / Val-de-Marne – 94) ; il est voisin de Robert Prunier. Jean Paupy est célibataire (il a 19 ans…)
Jean Paupy est « vendeur d’instruments de chirurgie ».
Avant-guerre, il est secrétaire des Jeunesses communistes de L’Haÿ-les-Roses.
Après la dissolution du PCF, il reste actif dans la clandestinité. La police française le considère comme un « propagandiste notoire ».
Le 3 ou 4 décembre 1940, Jean Paupy est arrêté par « les services du commissariat de Gentilly » en même temps que Robert Prunier pour distribution de tracts et tentative de reconstitution de cellule. Dans la même affaire sont pris trois autres jeunes militants : Henri Bockel, Lucien Girard et Roger Jardin [2]. Le domicile de Jean Paupy est perquisitionné. Le 5 décembre, inculpé d’infraction au décret du 26 septembre 1939, il est placé sous mandat de dépôt puis écroué à la Maison d’arrêt de la Santé, à Paris 14e.
Palais de Justice de Paris, île de la Cité, Paris 1er. Tribunal correctionnel, un des porches du 1er étage. (montage photographique)
Le samedi 25 janvier 1941, il comparaît avec ses camarades devant la Chambre des mineurs (15e) du Tribunal correctionnel de la Seine qui le condamne à cent francs d’amende et un an d’emprisonnement avec sursis. Mais il n’est pas libéré : le lendemain, le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif en application du décret du 18 novembre 1939.
Puis (le 27 mars ?), il fait partie d’un (des) groupe(s) d’internés administratifs (dont Guy Môquet et plusieurs futurs “45000”) transférés à la Maison centrale de Clairvaux (Aube) où ils en rejoignent d’autres : ils sont bientôt 300 détenus politiques.
Clairvaux. La Maison centrale. Carte postale. Collection M. Vive.
Le 19 juin, sa peine est peut-être ramenée à huit mois par la Cour d’appel de Paris (à vérifier…).