Jean RAYNAUD

Matricule 46037
decede
Photo non trouvée pour Jean RAYNAUD
Image de remplacement. Photographie de Jean RAYNAUD non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Leurs parents décèdent prématurément…

En 1931 et jusqu’au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 9 de la 34e rue dans la cité Halvêque à Nantes (Loire-Inférieure / Loire-Atlantique [2]), cité ouvrière constituée de petites maisons en bois (type Bessonneau) édifiée après 1920 pour les ouvriers de la Société des Batignolles de Construction (construction et réparation de locomotives), à Saint-Joseph-de-Portricq.

Un bâtiment de l’usine des Batignolles, spécialisée dans la construction de locomotives « à grande puissance ». Carte postale non datée. Collection Mémoire Vive.

Jean Raynaud y travaille comme contrôleur d’usine, puis comme ajusteur.

Le 4 juillet 1941, après une première vague d’arrestations opérée le 23 juin [3] dans l’agglomération de Nantes par la police militaire allemande (GFP), le commissaire central de Nantes donne à celle-ci (qui l’a demandée) une liste de neuf « ex-militants communistes » où figure le nom de Jean Raynaud avec ceux d’Alphonse Filloleau et André Lermite.

Le 9 juillet, Jean Raynaud est arrêté et « conduit aussitôt au camp du Champ de Mars » [4], avec quatre autres « militants communistes » dont A. Filloleau et A. Lermite.

Nantes. La salle des fêtes du Champ de Mars. Est-ce l’endroit où ont été rassemblés les militants arrêtés en juillet 1942 ? Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Au cours du même mois, Jean Raynaud fait partie d’un groupe d’internés transférés au camp français de Choisel à Châteaubriant (44). (possible vu la proximité, mais à confirmer).

Remis aux autorités d’occupation à la demande de celles-ci, il est transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Entre fin avril et fin juin 1942, Jean Raynaud est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.