Auschwitz-I, le 8 juillet 1942. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.
Jean, Pierre, Reich naît le 1er mai 1911 à Arcueil [1] (Seine / Val-de-Marne), chez ses parents, Jean-Pierre Reich, 42 ans, vernisseur, et Madeleine Oswald, 33 ans, papetière, domiciliés au 34, avenue Carnot.
En 1931, il habite chez ses parents, au 41 rue Madame Curie à Bagneux, et travaille comme chaudronnier.
Le 15 avril 1932, il est incorporé au 26e régiment d’infanterie, arrivant au corps une semaine plus tard. Le 10 avril 1933, il est renvoyé dans ses foyers titulaire d’un certificat de bonne conduite.
Le 18 janvier 1936, à Paris 14e, Jean Reich se marie avec à Annette Marle, née le 19 juillet 1919 à Paris 5e ; ils n’ont pas d’enfant.
En novembre 1936, il est domicilié au 11, rue Victor-Carmignac à Arcueil. Au moment de son arrestation, il habite au 25, rue du Midi, toujours à Arcueil, une petite voie butant sur l’aqueduc de la Vanne.
Le 16 avril, Jean Reich est transféré au “centre de séjour surveillé” (CSS) de Voves (Eure-et-Loir) avec plusieurs dizaines de détenus, dont une quarantaine qui seront plus tard déportés avec lui. Il est enregistré sous le matricule n° 76.
Entrée du camp de Voves. Date inconnue, probablement après mars 1943. Musée de la Résistance nationale (MRN). Champigny-sur-Marne.
Le 10 mai, il fait partie des 81 détenus remis aux autorités d’occupation à la demande de celles-ci et transférés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ). ; Jean Reich y est enregistré sous le matricule n° 5755. Le 16 juin, l’administration militaire du camp établit un certificat de présence à son nom, probablement envoyé à son épouse.
La caserne de Royallieu après-guerre. Les huit premiers bâtiments alignés à gauche sont ceux du quartier “A”, désigné pendant un temps comme le “camp des communistes”. À l’arrière plan à gauche, sur l’autre rive de l’Oise, l’usine de Venette qui fut la cible de plusieurs bombardements avec “dégâts collatéraux” sur le camp. Carte postale. Collection Mémoire Vive.
Entre fin avril et fin juin 1942, Jean Reich est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).
Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne – sur la commune de Margny – et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.