Auschwitz-I, le 8 juillet 1942. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Coll. Mémoire Vive. Droits réservés.
Jean Armand Louis Léon Romanet naît le 23 février 1905 à Paris 4e, chez ses parents, Léonard Romanet, 36 ans, facteur des Postes, et Marie Louise Duprat, 27 ans, son épouse, domiciliés au 17 rue de Jouy ; tous deux seront décédés au moment de son arrestation.
De la classe 1925 et du 2e bureau de recrutement de la Seine, il effectue son service militaire au 25e régiment du Train des équipage (transport automobile).
Jean Romanet commence à travailler comme serrurier. Pendant un temps, il habite au 4, rue Sauval à Paris 1er, près des Halles.
Au cours de la guerre d’Espagne, il s’engage dans les Brigades internationales pour défendre la République espagnole contre la rébellion du général Franco soutenue militairement par Hitler et Mussolini. Jean Romanet franchit seul la frontière le 29 novembre 1936. Il est affecté à la 14e brigade.
Il est blessé le 20 février 1937. Il est resté en Espagne pendant deux ans.
Insigne de l’Association des volontaires pour l’Espagne républicaine, ayant appartenu à Christophe Le Meur. Produit entre la mi-1938 et la mi-1939. Coll. André Le Breton.
Au retour, il est hébergé par Eugène Baudoin, domicilié au 1, rue du chemin de fer à Villiers-sur-Marne [1] (Seine-et-Oise / Val-de-Marne). Jean Romanet vit alors de subsides du Comité d’aide aux Anciens combattants d’Espagne.
Pendant une période restant à préciser, il travaille comme chauffeur pour la Centrale Sanitaire Internationale (?).
Mobilisé dès le 3 septembre 1939 comme 2e classe à la 772e compagnie auto du 19e régiment du train, il est affecté comme conducteur à l’ACL 222 (ambulance chirurgicale légère… ou lourde) du Corps d’Armée colonial, engagée du 19 septembre jusqu’à la fin des hostilités (peut-être un véhicule TUB Citroën…).
Le 11 juin 1940, à Verte-Voyes (à Sainte-Menehould ?), lors d’un bombardement aérien, après avoir porté secours à un de ses officiers, il est « enterré vivant » et grièvement blessé à la colonne vertébrale. Il est évacué vers l’arrière. Son supérieur, médecin-commandant, le propose pour la Croix de guerre, avec citation à l’ordre du corps d’armée (« … volontaire durant toute la campagne pour toute mission présentant quelque danger »).
De retour à Villiers le 1er août, après sa démobilisation, Jean Romanet est hébergé au 11, avenue des Luats par Eugénie Pelletier, veuve d’un militant décédé peu avant la guerre et qui était secrétaire de la cellule du quartier (lotissement de petits pavillons). Ils se mettent en ménage. Lui est considéré comme un chauffeur au chômage.