Jean ROY

Matricule 46073
decede
Photographie de Jean ROY
Jean Roy © Franck Coppi — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/11/roy-jean-francois_3186/
Convoi 45000

Jean, François, Roy naît le 15 décembre 1920 à Paris 13e, fils d’Hippolyte Jean Roy et d’Alice van Kerhoven.

Pendant un temps, il habite au 115, rue de la Glacière à Paris 13e (aujourd’hui face à la bibliothèque Glacière). Au moment de son arrestation, il est domicilié chez sa mère au 18, rue Brillat-Savarin.

Jean Roy travaille comme journalier, dans une entreprise métallurgique.

Il est membre du Parti communiste.

Le 30 janvier 1941, il est arrêté pour « distribution de tracts et collage de papillons communistes », avec Lucien Borie et Lucien Moreau. Inculpés d’infraction aux articles 1, 3 et 4 du décret-loi du 26 septembre 1939, placés sous mandat de dépôt, ils sont conduits au Dépôt de la préfecture de police.

Palais de Justice de Paris, île de la Cité, Paris 1er. Tribunal correctionnel, un des porches du rez-de-chaussée. (montage photographique)

Le lendemain, 31 janvier, la 12e chambre du tribunal correctionnel de la Seine condamne Jean Roy et Lucien Moreau à quatre mois d’emprisonnement, et Lucien Borie à dix mois (les trois hommes feront appel le 22 février). Ils commencent à subir leur peine à la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e). Le 12 février, Jean Roy et Lucien Moreau sont transférés à l’établissement pénitentiaire de Fresnes [1] (Seine / Val-de-Marne).

L’établissement pénitentiaire de Fresnes après guerre. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Le 25 mars, la 10e chambre de la cour d’appel de Paris confirme le jugement initial.

Le 30 avril, à l’expiration de leur peine, Jean Roy et Lucien Moreau sont libérés.

Le 28 avril 1942, Jean Roy et Lucien Moreau sont arrêtés chacun à leurs domiciles respectifs lors d’une grande vague d’arrestations (397 personnes) organisée par « les autorités d’occupation » dans le département de la Seine et visant majoritairement des militants du Parti communiste clandestin précédemment condamnés par la justice française. Les hommes arrêtés sont rapidement conduits au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

La caserne de Royallieu après-guerre. Les huit premiers bâtiments alignés à gauche sont ceux du quartier “A”, désigné pendant un temps comme le “ camp des communistes ”. À l’arrière plan à gauche, sur l’autre rive de l’Oise, l’usine de Venette qui fut la cible de plusieurs bombardements avec “dégâts collatéraux” sur le camp. Carte postale. Collection Mémoire Vive.