Joseph GERMAIN naît le 1er octobre 1910 au lieu-dit Boisbelle à Henrichemont (Cher – 18), chez ses parents, Joseph Germain, 34 ans, étameur, et Marie-Louise Merlin, 28 ans, son épouse. Ils n’y habitaient pas encore en 1906 et n’y habitent plus en 1911.
Le 2 juillet 1938, à Véreaux (18), Joseph Germain se marie avec Denise Blondeau, née le 8 décembre 1911 à Sancoins (18), et habitant avec ses parents au lieu-dit Le Château Vert dans cette commune. Le père de celle-ci est alors tuilier chez Ernest Lavallée et Cie à Grossouvre, commune voisine.
Au moment de son arrestation, il est domicilié au 5, rue de la Corne (de Mazières), quartier de Bourges (18).
Joseph Germain est ouvrier à l’usine métallurgique de Mazières, à Bourges.
C’est un militant communiste et syndicaliste.
Le 22 juin 1941 [1], il est arrêté puis finalement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).
Un angle du camp de Royallieu vu depuis le mirador central dont l’ombre se profile sur le sol. Le renfoncement à droite dans la palissade correspond à l’entrée du Frontstalag 122.
Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).
Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.
Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.
Le 8 juillet 1942, Joseph Germain est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45595 (sa photo d’immatriculation a été retrouvée).
Après les premières procédures (tonte, désinfection, attribution d’un uniforme rayé et photographie anthropométrique), les 1170 arrivants sont entassés pour la plupart dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.