Joseph GILLES

Matricule 45600
decede
Photographie de Joseph GILLES
Joseph Gilles le 8 juillet 1942 à Auschwitz. Photo retouchée © Pierre Cardon — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/11/joseph-gilles/
Convoi 45000

Joseph GILLES naît le 26 novembre 1897 à Épinac-les-Mines (Saône-et-Loire – 71), fils de Henri Gilles, 25 ans, verrier chez Trunel et Compagnie, et de Marie, née Chevalier, 20 ans, son épouse, domiciliés au Chatelot. Joseph a un frère cadet, Joanny, né un an après lui.

Joseph Gilles est ouvrier verrier.

De la classe 1917, il devrait avoir été mobilisé au cours de la guerre 1914-1918 (à vérifier…).

Le 8 mars 1919, à Montmagny [1] (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), il épouse Jeanne Clavel, née en 1899 à Lyon. Ils ont deux enfants. Le 10 septembre de cette même année, leur fille Claudia Émilienne, naît à Paris 10e (2 rue Alexandre-Parody) ; ses parents sont alors domiciliés au 166 avenue du Chemin de Fer à Épinay (Seine / Seine-Saint-Denis).

En 1921, la petite famille habite au 2 route de Saint-Leu à Montmagny. Joseph est verrier chez Gillis (?) à Courbevoie.

Pendant un temps, Joseph Gilles est domicilié au 19, passage Guimas, dans le quartier des Gondoles à Choisy-le-Roi [2] (Seine / Val-de-Marne).

Lors des scrutins des 5 et 12 mai 1929, il est élu conseiller municipal de Choisy-le-Roi – représentant son quartier – sur la liste du Parti communiste menée par Louis Damaron.

En mars 1935, Joseph Gilles est radié des listes électorales et ne réapparaît pas sur celles de 1939 : il a très probablement quitté la commune pour celle de Bagneaux-sur-Loing, au sud de Nemours (Seine-et-Marne), où habitent des membres de sa famille.

Le dimanche 19 octobre 1941, Joseph Gilles est appréhendé à son domicile dans le cadre d’une vague d’arrestations décidée par l’occupant contre des communistes de Seine-et-Marne, pris comme otages en représailles de distributions de tracts et de destructions de récolte – incendies de meules et de hangars – ayant eu lieu dans le département.

Joseph Gilles est rapidement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ), parmi 86 Seine-et-Marnais arrêtés en octobre (46 d’entre eux seront des “45000”). Il y est immatriculé sous le n° 1768.

La caserne de Royallieu après-guerre. Les huit premiers bâtiments alignés à gauche sont ceux du quartier “A”, désigné pendant un temps comme le “ camp des communistes ”. À l’arrière plan à gauche, sur l’autre rive de l’Oise, l’usine de Venette qui fut la cible de plusieurs bombardements avec “dégâts collatéraux” sur le camp. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Entre la fin avril et la fin juin 1942, Joseph Gilles est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).