Joseph KERHERVÉ

Matricule 45702
decede
Photographie de Joseph KERHERVÉ
Joseph Kerhervé © Daniel Biotton, maire de Pierrefitte — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/06/kerherve-joseph/
Convoi 45000

Joseph Kerhervé naît le 6 juin 1904 à Lohuec (Côtes-du-Nord / Côtes-d’Armor [1]), de François Kerhervé, 38 ans, laboureur, et de Maria Jaouen, son épouse, 32 ans.

Le 10 mai 1929 à Plourach, il épouse Marie Lachater. Ils n’ont pas d’enfant.

Au moment de son arrestation, Joseph Kerhervé est domicilié au 80, rue d’Amiens à Pierrefitte-sur-Seine [2] (Seine / Seine-Saint-Denis).

Dans les années 1930, il travaille comme “journalier” à l’Usine à gaz de Paris, située au Landy, à Saint-Denis [2].

Militant communiste et syndical, il est secrétaire du groupe syndical du Landy.

En mai 1938, il est membre du conseil d’administration du syndicat CGT du Gaz de Paris (section ouvriers).

Au début de l’occupation, il est l’un des responsables du syndicat clandestin de l’usine du Landy.

Le 16 avril 1941 (mandat de dépôt), Joseph Kerhervé est arrêté pour avoir distribué des tracts à Sarcelles au mois de février précédent et réalisé des collectes en faveur des communistes victimes de la répression allemande et vichyste. Il est d’abord écroué à la Maison d’arrêt de Pontoise.

Le 28 mai 1941, le Tribunal correctionnel de Pontoise le condamne à huit mois de prison et 50 francs d’amende, mais il fait appel. Le 2 juillet, il est transféré à la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e) et le 4 juillet à l’établissement pénitentiaire de Fresnes (Seine / Val-de-Marne).

L’établissement pénitentiaire de Fresnes après guerre. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Le 28 juillet, la 10e chambre de la Cour d’appel de Paris confirme la sentence.

À l’expiration de sa peine, Joseph Kerhervé n’est pas libéré, mais interné administrativement : le 16 octobre 1941, il est conduit au dépôt de la Préfecture de police de Paris (sous-sol de la Conciergerie, au 3, quai de l’Horloge sur l’île de la Cité). Le 10 novembre, il fait partie d’un groupe de 58 militants communistes transféré au « centre de séjour surveillé » (CSS) de Rouillé (Vienne).