Joseph VERGER

Matricule 46185
decede
Photographie de Joseph VERGER
Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Joseph Verger naît le 20 octobre 1900 à Pont-sur-Yonne (Yonne), fils d’Ernest Verger, 25 ans, cultivateur, et d’Eugénie Déligand, 26 ans, domiciliés au lieu-dit Les Goûts ; les témoins de la déclaration sont deux membres de la famille dont Auguste Verger, 57 ans, cultivateur. En 1901, la famille compte trois autres enfants : René, 5 ans, Germain, 3 ans et Laure, 2 ans.

Joseph Verger commence à travailler comme cultivateur, probablement avec ses parents.

À compter du 15 mars 1920, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 167e régiment d’Infanterie à Toul (Meurthe-et-Moselle) afin d’y accomplir son service miliaire. Du 26 mai 1920 au 17 février 1922, il participe à l’occupation de l’Allemagne. À cette dernière date, il est envoyé dans la disponibilité.

En 1922, il entre à la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) et est affecté à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne).

Montereau. La gare. Carte postale non datée (années 1920 ?). Coll. Mémoire Vive.

Le 8 juin 1925 à Morlaix (Finistère), il se marie avec Marie-Louise Parc, née le 24 novembre 1899 dans cette commune. Ils auront trois enfants : deux garçons, âgés de 15 et 14 ans en janvier 1942, et une fille, alors âgée de 11 ans.

À partir de son mariage et jusqu’au moment de son arrestation, Joseph Verger est domicilié Chemin du halage de l’Yonne à Montereau, locataire d’une maison avec jardin, faisant cour voisine avec le propriétaire.

Joseph Verger – dit « Pousse-pousse » – est chef de train à la SNCF.

Il est secrétaire du syndicat unitaire (CGTU) des cheminots de Montereau.

Carte syndicale CGT, Fédération des chemins de fer. Collection Mémoire Vive.

Il est adhérent au Parti communiste en 1937 et 1938. Pendant un temps, il est secrétaire de la cellule des cheminots de Montereau, qui compte une quarantaine d’adhérents en 1938. À la fin novembre 1938, il semble qu’il soit en désaccord avec le mouvement national de grève lancé pour protester contre le démantèlement des acquis du Front populaire.