Jules ALLAIX

Matricule 45165
decede
Photographie de Jules ALLAIX
Jules Allaix à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/04/allaix-jules-claudius/
Convoi 45000

Jules, Claudius, Allaix naît le 1er juillet 1898 à Yzeure (Allier – 03) au lieu-dit la Croix-Duret à Yzeure (Allier – 03), chez ses parents, Antoine Allaix, 26 ans, pâtissier, et Anne Plesme, son épouse, 21 ans, couturière. Jules est l’aîné d’au moins quatre enfants : après lui naissent Marie, née en 1900 à Moulins, Louis Eugène, né en 1902, et Yvonne, née en 1905, tous deux à Yzeure.

Au printemps 1906 et jusqu’au printemps 1911, la famille habite 22, rue de la Couronne à Bar-le-Duc (Meuse – 55). Le père est ouvrier pâtissier chez Germain Girard, pâtissier-confiseur (Veuve Gromaire ?), au 72, boulevard de la Rochelle.

Quand il est enregistré par le recensement militaire, Jules Allaix habite au 1 rue du Jard à Bar-le-Duc. Il commence à travailler comme serrurier électricien.

Le 26 août 1915, à la mairie de Bar-le-Duc, Jules Allaix s’engage volontairement pour la durée de la guerre, rejoignant le 29e bataillon de chasseurs à pied trois jours plus tard comme soldat de 2e classe. Cependant, le 18 février 1916, la commission de réforme de Mamers (Sarthe) le réforme temporairement pour faiblesse. Le 20 mai suivant, la commission de réforme de Bar-le-Duc le déclare bon pour le service armé. Il rejoint son corps le 4 juin. Il est envoyé au front le 31 décembre. Le 27 avril 1917, il part en renfort au 69e BCP (le 24 juin, à la 9e compagnie). À une date restant à préciser, il est cité à l’ordre de ce bataillon : « Jeune chasseur volontaire pour toutes les missions périlleuses, s’est toujours fait remarquer par son courage et son grand mépris du danger. A toujours été, malgré son jeune âge, un exemple pour ses camarades ». Il reçoit la Croix de guerre avec étoile de bronze.

La Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze. © MV

Le 7 mai 1918, il passe soldat de 1re classe. Le 11 mars 1919, il passe au 1er régiment de zouave, unité envoyée au Maroc le 12 avril suivant. Cinq mois plus tard, le 14 septembre, il est démobilisé et se retire chez ses parents, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Ayant échappé à l’occupation allemande, Bar-le-Duc été peu touchée par les combats de la Première Guerre mondiale, bien qu’ayant subi plusieurs bombardements meurtriers. Par contre, située à l’arrière de la ligne de front, la ville a joué un rôle stratégique important comme base de départ pour le ravitaillement du secteur de Verdun : troupes, vivres et matériel ont emprunté le chemin de fer local, et des milliers d’hommes et de camions ont circulé sans interruption sur la route reliant Bar à Verdun (la « Voie sacrée »).

Le 8 novembre 1919 à Bar-le-Duc, Jules Allaix se marie avec Marthe, Claire, Claude, née le 10 février 1899 dans cette ville. Pendant un temps, il est “conducteur de cylindre à essence”, puis manœuvre.

Entre 1926 et 1936, les parents de Jules habitent au 48, rue de Polval, à Bar-le-Duc, avec leur fille Yvonne – alors employée aux PTT – et leur petite-fille, Antoinette, née en 1920 à Bar-le-Duc.

Au moment de son arrestation, il est domicilié cité Kühlmann, route de Longueville, à Bar-le-Duc (à vérifier…).

Jules Allaix est un militant communiste, secrétaire de la cellule des Métaux et du Bâtiment de Bar-le-Duc, qui compte 44 adhérents avant la dissolution du Parti Communiste, en septembre 1939.

Le 28 août 1939, il est dégagé de toutes obligations militaires comme père de six enfants.