Julien JURION

Matricule 45701
decede
Photographie de Julien JURION
Julien Jurion © Renwez Informations — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/08/jurion-julien/
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Julien Albert Jurion naît le 25 avril 1895 à Renwez (Ardennes), chez ses parents, Émile Jurion, 40 ans, “manouvrier”, et Thérèse Odile Martin, 37 ans, son épouse.

De la classe 1915, Julien Jurion n’est pas recensé « en temps utile par suite d’un cas de force majeure » (occupation du département par l’armée allemande ?).

Le 16 février 1915, il a un fils, Pierre Julien.

Le 30 septembre 1916 à Renwez, Julien Jurion se marie avec Jeanne Henriette Toussaint, née le 8 janvier 1897 à Montcy-Saint-Pierre [1].

Renwez. La mairie, la halle et l’église. Carte postale, collection Mémoire Vive.

Le 12 mai 1917, le couple une fille, Carmen, Amélie.

En 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, Julien Jurion est domicilié rue Léon-Spekam à Renwez, toujours dans le quartier du Bout de la Ville. En 1936, Henriette Jurion est « débitante ».

Charleville, la place Carnot au début des années 1900. À fond, la Maison d’arrêt. Carte Postale. Collection Mémoire Vive.

Le 22 octobre à l’aube, il est parmi les sept détenus – dont Ernest Tréseux, de Sedan – conduits à la gare pour monter dans un wagon réservé. Le jour-même à 12 heures, ils arrivent au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ), où Julien Jurion est enregistré sous le matricule n° 1842.

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.