Justin, Léopold, Daguts naît le 3 mars 1896 à Graulhet (Tarn – 81), chez ses parents, Frédéric Daguts, 36 ans, cultivateur, et Catherine Bascoul, 28 ans, son épouse, domiciliés rue Barricouteau.
Justin Daguts commence à travailler comme cultivateur, probablement avec ses parents.
Pendant un temps, le conseil de révision constate qu’il a une « musculature insuffisante ».
Justin Daguts est mobilisé le 20 mai 1915 comme soldat de 2e classe au 134e régiment d’infanterie. Le 11 juin suivant, il passe à la 8e section d’infirmiers à Dijon. Il demande à être classé service armé, toujours comme infirmier. Le 17 juillet, la commission de réforme de Dijon accède à sa demande. Le 1er janvier 1916, il passe à la section coloniale d’infirmiers. Le 13 juillet 1916, il part aux armées (unité non combattante). Le 29 janvier 1917, il passe au 43e RI. Le 23 octobre suivant, il est évacué, malade. Il rejoint aux armées le 30 novembre. Le 19 mars 1918, au sud de la Ville-aux-Bois, dans le secteur de Craonne (Aisne), alors que sa compagnie est peut-être cantonnée au repos à Roucy, il est évacué pour blessure en dehors du service suite à l’explosion d’un détonateur. Le 27 juin, il est de retour aux armées.
Le 21 août, lors d’une offensive française devant Villers-la-Fosse et Chavigny, au nord de Laon (« au secteur de Craonne »), il est blessé à la main gauche par un éclat d’obus qui lui occasionne une perte de la 2e phalange de l’index, ainsi qu’une cicatrice superficielle du médius ; il est évacué. Le 7 janvier 1919, Justin Daguts passe à la 1re section d’infirmiers. Le 3 juin suivant, il passe à la 15e section d’infirmiers militaires. Le 19 septembre, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire au 3, rue de Saunal à Albi (81).
Entre temps, le 4 mars 1919, dans le petit village de Moularès, au nord-est département, Justin Daguts s’est marié avec Alodie, Louis, Auylès (?).
En novembre 1919, il habite au 5 rue Meublot à Castres (81). En septembre 1921, il est domicilié à la Côte du Parc, sur la commune de Saint-Benoît-de-Carmaux (81), employé et/ou logé (?) par Miquel ; est-ce alors qu’il travaille comme mineur ? En octobre 1927, il demeure à Albi, travaillant et/ou logeant (?) chez Pélissier.
Pendant un temps, il travaille comme facteur aux Postes, télégraphes et téléphones (PTT).
En janvier 1930, il est domicilié à Aube, près de L’Aigle (Orne), travaillant et/ou logeant (?) chez M. Maurel. En mars 1935, il demeure à Rai, commune voisine, travaillant et/ou logeant (?) chez Boisthorel.
Au moment de son arrestation, il est domicilié à Aube.
Il est ouvrier électricien ; peut-être à la centrale SDEO (Société de Distribution Électrique de l’Ouest) d’Aube, comme Maurice Denis. La commune héberge aussi une forge dédiée au martelage du cuivre.
Communiste, il est actif dans la clandestinité.