Louis, Joseph, Brenner naît le 21 juin 1896 au bourg de Saint-Cadou, sur la commune de Sizun (Finistère – 29), fils de Jean Marie Brenner, 25 ans, alors cultivateur, et de Marie Hélène Plantec, 21 ans, son épouse. Ses parents hébergent alors Marie Jeanne, la sœur de Marie Hélène, et les deux jeunes fils de celle-ci. Louis a un frère aîné, Jean François Marie, né le 12 mai 1894.
En janvier 1898, la famille est domiciliée au 51, rue Arago à Brest (29). En 1901, le père est devenu charbonnier. En 1903, sa sœur Marie Yvonne naît à Brest. En 1906, ils habitent au 10, rue Massillon. En 1911, le père est employé de commerce chez Marfille, Louis (14 ans) est inscrit maritime, Jean François (16 ans) est monteur à l’arsenal. Plus tard, ils habiteront au 22 de la même rue.
Louis Brenner travaille un temps comme maçon.
Le 20 novembre 1912, il est condamné à dix jours de prison avec sursis pour outrage. Le 28 février 1913, il est condamné à 30 francs d’amende pour coups. Le 23 août suivant, la cour d’appel de Rennes (Ille-et-Vilaine) le condamne à deux ans de prison et dix ans d’interdiction de séjour pour vols, coups et blessures (peines amnistiées le 24 octobre 1919). Il est écroué à la Maison centrale de Fontevrault (Maine-et-Loire).
Le 30 avril 1915, le bureau de recrutement de Tours (Indre-et-Loire) l’extrait de sa prison pour le diriger sur le 3e bataillon d’infanterie légère d’Afrique ( Bat’ d’Af’ ), au Maroc, où il arrive le 17 mai. À l’expiration de sa peine, le 17 août, il passe en section spéciale au 1er B.L.A. Le 23 septembre 1917, il est appréhendé pour vol militaire. Le 1er mars 1918, le premier conseil de guerre à Casablanca le condamne à un an de prison ; « interruption de service » comptabilisée du 24 septembre 1917 au 23 septembre 1918 (peine amnistiée par la loi du 7 janvier 1921). Le 27 septembre 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire chez ses parents à Brest, s’étant vu – sans surprise – refuser un certificat de bonne conduite.
Le 31 mars 1921, à la mairie de Brest, Louis Brenner épouse Marie Le Sous, née le 31 mai 1902 à Morlaix (29). Ils auront deux enfants : Louis, né le 23 décembre 1921 à Brest, et Marcelle, née le 30 mars 1924 à Caen.
En juillet 1924, la famille habite au 31, rue Écuyère à Caen (Calvados).
À partir de juin 1935 et jusqu’au moment de son arrestation, Louis Brenner est domicilié avec sa famille au 88, rue Anatole-France à Brest-Lambézellec (29). En 1936, il est enregistré comme commerçant (?).
Louis Brenner est devenu peintre en bâtiment, entrepreneur.
Le 17 avril 1939, il est victime d’une fracture du crâne lui occasionnant une perte complète de la vision de l’œil droit, ainsi qu’une paralysie faciale droite.
En septembre suivant (période de mobilisation générale), la commission de réforme de Brest, qu’il a sollicité, le réforme temporairement n° 2 en raison de son handicap récent.
Sous l’Occupation, il travaille sur un chantier pour les autorités allemandes.