Louis DAENS

Matricule 45418
decede
Photographie de Louis DAENS
Louis Daens © Marie-Jeanne Piednoël — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/11/daens-louis/
Convoi 45000

Louis Daens naît le 25 février 1892 à Lens (Pas-de-Calais – 62), fils de Louis, Philippe Daens, 27 ans, ouvrier mineur natif de Belgique, et de la “demoiselle” Blanche – dite Jeanne – Laurent, « dix-sept ans et demi » ; son père va déclarer sa naissance à l’état-civil. Le 18 juin suivant, ses parents se marient à la mairie de Lens, acte valant légitimation. Cependant, le 10 février 1903, leur divorce est prononcé par jugement du tribunal civil de Béthune.

Habitant à Montigny-en-Gohelle, Louis Daens commence à travailler comme “houilleur” (mineur de fond).

Le 27 juin 1913, Louis Daens, 21 ans, épouse Marie Lampin, « dix-neuf ans, deux mois », née le 15 avril 1894 à Montigny-en Gohelle, fille d’un “houilleur” de 40 ans (petite-fille de “houilleur”). Un an plus tôt, le 10 juin 1912, à Montigny, celle-ci a donné naissance à leur fils Louis, alors « enfant naturel ».

Le 26 novembre, Louis Daens est incorporé comme soldat de 2e classe au 33e régiment d’infanterie afin d’y accomplir son service militaire.

Le 1er août 1914, quand est proclamé le décret de mobilisation générale, il est encore “sous les drapeaux”. Le 8 janvier 1915, à Mesnil-les-Hurlus (Marne), lors d’une offensive française au cours de la première bataille de Champagne, il est blessé au côté gauche par une balle au genou et par éclat d’obus à la cuisse. Il est dirigé vers un centre d’évacuation, puis admis à l’hôpital temporaire n° 2 à Troyes (Aube). Le 23 février suivant, il est transféré à l’hôpital temporaire n° 4 à Niort (Deux-Sèvres), d’où il sort le 10 mars. Un an plus tard, le 2 mars 1916, sous le fort de Douaumont récemment pris par l’ennemi, lors d’une offensive allemande, il est blessé à la tête par éclat d’obus et évacué sur l’hôpital de Moulins (Allier). Le 22 avril, il rejoint son dépôt d’infanterie. Le 30 août suivant, il est cité à l’ordre de son régiment : « Soldat courageux toujours prêt à accomplir les missions périlleuses. » Il reçoit la Croix de guerre avec étoile de bronze.

La Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze. © MV

Le 16 mai 1916, il passe au 68e régiment d’infanterie, 1er bataillon, 3e compagnie. Le 26 juillet 1917, dans les combats pour la reprise de la caverne (creute) du Dragon, sous le Chemin des Dames, à l’ouest de Craonne (Aisne), il est légèrement blessé à la tête par éclat d’obus, mais sans être évacué.

Le 7 août 1917, Louis Daens est “mis en sursis” (de mobilisation) aux houillères de Blanzy, près de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) ; les mines du Nord et du Pas-de-Calais étant en territoire occupé, de l’autre côté de la ligne de front. Le 22 juillet 1919, il est envoyé en congé de démobilisation et se retire à Carvin (62). Il recevra la Médaille militaire le 23 avril 1931 et la Médaille de Verdun. Fin novembre 1934, la commission de réforme de Rouen le proposera pour une pension définitive de 10 % pour « cicatrices multiples du membre inférieur gauche avec éclats d’obus inclus dans la cuisse » (notifiée en mai 1935).

Le 16 septembre 1920, à Bruay-en-Artois (62), son épouse donne naissance à leur fille Lucienne, Marcelle.

À la mi-juin 1921, Louis Daens déclare habiter sur l’île de Cap-Breton (province de Nouvelle-Écosse, Canada), où des mines de houille existent aux alentours de Sydney…

Début février 1924, revenu en France, il est domicilié au 370, cité Darcy à Hénin-Liétard (62).

À la mi-juillet 1925, la famille habite au 32, rue des Violettes à Haillicourt (62), quartier de la fosse n° 6 de la Compagnie des mines de Bruay.