Louis DÉMAREST

Matricule 45451
decede
Photographie de Louis DÉMAREST
— Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/03/demarest-louis-emile/
Convoi 45000

Louis, Émile, Démarest naît le 1er mars 1898 à Grand-Quevilly (Seine-Maritime [1] – 76), au sud-ouest de l’agglomération de Rouen, dans la boucle de la Seine, chez ses parents, Émile Démarest, 34 ans, journalier, et Jeanne Duval, son épouse, 30 ans, demeurant dans la Grande-Rue.

Pendant un temps, Louis Démarest travaille comme plombier.

La Première Guerre mondiale est déclenchée début août 1914. Le 17 avril 1917, Louis Démarest est incorporé au 22e régiment d’artillerie. Son registre militaire le signale comme assez grand pour l’époque (1 m 74), avec des cheveux roux foncés et des yeux bleus. Le 4 février 1918, il passe au 81e régiment d’artillerie lourde. Le 1er mai 1918, il passe au 500e régiment d’artillerie d’assaut (« aux armées »). Le 8 mars 1920, il passe au 503e R.A.A. Le 29 mai suivant, il est renvoyé dans ses foyers, en attendant son passage dans la réserve de l’armée active (prenant effet le 15 juin), titulaire d’un certificat de bonne conduite.

En août suivant, il habite au 108, rue Lafayette, à Rouen. En juin 1923 et jusqu’en janvier 1928, il demeure au 22, rue Mistral, à Sanvic.

Le 24 décembre 1923 à Sanvic (76), Louis Démarest se marie avec Germaine Cagnion, née le 6 janvier 1894 à Petit-Quevilly.

En juin 1931, le couple loge au chemin des Sables, à Grand-Quevilly

En mars 1939 et jusqu’au moment de son arrestation, Louis Démarest est domicilié au 19 (ou au 39), rue Bugnot, à Sotteville-les-Rouen (un document mentionne le 40, rue Michel-Corroy, à Grand-Quevilly ?).

Employé au Gaz, Louis Démarest est secrétaire du Syndicat des Gaziers de l’Île-la-Croix, à Rouen. Un document de police ultérieur le désigne comme plombier de canalisation à la Lyonnaise des Eaux et de l’Éclairage. Délégué du personnel, il affiche ou fait insérer dans les journaux des articles que cette entreprise considère comme « injurieux et préjudiciables ».

Il est militant communiste.

Lors des élections cantonales d’octobre 1937, le Parti communiste le présente comme candidat au Conseil d’arrondissement dans le 4e canton de Rouen.

Après l’interdiction du Parti communiste, son employeur le soupçonne de continuer une activité de propagande et, en janvier 1940 le préfet de Seine-Inférieure obtient de faire changer son « fascicule d’attente » par un ordre d’appel aux armées.

Le 8 février 1940, Louis Démarest est rappelé à l’activité militaire et affecté au dépôt d’artillerie 303 où il arrive une semaine plus tard. Le 18 juin, à Vire (Calvados), il est fait prisonnier par l’armée allemande. Il est interné au Stalag III D. Le 3 juillet 1941, il est libéré et rapatrié le lendemain comme ancien combattant de la guerre 1914-1918.