Louis Dit Laurent GUIZARD

Matricule 45646
survivant
Photographie de Louis Dit Laurent GUIZARD
Laurent Guizard à Auschwitz . Identification Yvon Guizard — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/09/guizard-louis-laurent/
Convoi 45000

(« dit Laurent »), Lucas naît le 24 octobre 1906 chez une sage-femme ou dans une maternité à Paris 10e, fils de Louise Lucas, 21 ans, journalière, domiciliée 102 rue d’Aubervilliers à Paris 19e, et de père alors non dénommé. Le 22 décembre 1910, l’enfant est légitimé à la mairie du 10e par le mariage de sa mère avec Laurent Jean François Guizard, 32 ans, cimentier, venu habiter au 102 rue d’Aubervilliers en janvier 1907. Les jeunes mariés habitent alors tous deux au 265 rue du Faubourg Saint-Martin (Paris 10e). Ce mariage légitime également un autre garçon : Henri, Georges, Lucas, né le 15 août 1909 à Paris 10e.

Laurent Guizard père est mobilisé dans l’infanterie, puis dans l’artillerie, contre l’Allemagne du 5 août 1914 au 29 janvier 1919.

“Laurent Guizard” (fils) devient charpentier en fer.

En 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 93, rue de Saint-Cloud à Boulogne-Billancourt [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92). Il est célibataire. En 1936, il est manœuvre aux usines Renault.

Sous l’occupation, alors au chômage, il participe à la diffusion de propagande clandestine, stockant et redistribuant des tracts, qu’il reçoit d’abord de Louis Josien, 34 ans, toupilleur, puis de Marcel Bec.

Le 28 décembre 1940, une perquisition opérée à son domicile par les services du commissariat de police de la circonscription de Boulogne-Billancourt amène la découverte « d’environ deux mille tracts communistes », imprimés ou ronéotypés.

Palais de Justice de Paris, île de la Cité, Paris 1er. Tribunal correctionnel, un des porches du rez-de-chaussée. (montage photographique)

Le 3 juin, Laurent Guizard est transféré à l’établissement pénitentiaire de Fresnes [1] (Seine / Val-de-Marne).

L’établissement pénitentiaire de Fresnes après guerre. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

À l’expiration de sa peine, le 23 octobre, il n’est pas libéré : le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif en application du décret du 18 novembre 1939. En attendant son transfert dans un centre de séjour surveillé (CSS), il est provisoirement détenu eu dépôt.

Le 10 novembre, Laurent Guizard est parmi les 58 « militants communistes » (dont un gaulliste !) transférés du dépôt camp français de Rouillé, au sud-ouest de Poitiers (Vienne).

Le camp de Rouillé, “centre de séjour surveillé”, vu du haut d’un mirador. Date inconnue. Au fond – de l’autre côté de la voie ferrée -, le village. Musée de la Résistance nationale (Champigny-sur-Marne), Fonds Amicale Voves-Rouillé-