Louis FAURE

Matricule 46234
survivant
Photographie de Louis FAURE
Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Louis Faure naît le 3 janvier 1921 à Paris 14e arrondissement, fils de Jacques Faure et de Marie Louise Jabain.

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 24, avenue Ernest-Renan à Issy-les-Moulineaux [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92) ; une autre source indique le 27, rue Juge à Paris 15e : un homonyme ?

Louis Faure, âgé de 20 ans, est est ouvrier imprimeur à l’imprimerie Desfossés à Issy-les-Moulineaux (Seine / Hauts-de-Seine) et travaille – et milite clandestinement – avec son collègue Henri André, de Paris 5e, âgé de 25 ans, qui lui transmet des tracts à distribuer. Il en reçoit également d’un nommé « Pierre ».

André et lui sortent clandestinement des feuilles de tickets d’alimentation édités par leur l’entreprise.

Le 23 ou 25 janvier 1941, des agents du commissariat de police du quartier de la Porte-Saint-Martin (Paris 10e) arrêtent Louis Faure rue Letellier à Paris 15e (sont témoins de cette arrestation un restaurateur et Georges Autret, habitant dans cette rue). À la recherche des tickets d’alimentation volés, les policiers trouvent, lors de la perquisition opérée à son domicile, une vingtaine d’exemplaires des journaux communistes clandestins L’Humanité n° 85 et La Voix de Paris . Inculpés simultanément d’infraction au décret du 26 septembre 1939 et à la loi du 17 septembre 1940, les deux imprimeurs sont conduits le jour même au dépôt de la préfecture de police, à la disposition du Parquet de la Seine.

Palais de Justice de Paris, île de la Cité, Paris 1er. Tribunal correctionnel, un des porches du rez-de-chaussée. (montage photographique)

Le 17 mars, la 12e chambre du Tribunal correctionnel de la Seine condamne Louis Faure et Henri André chacun à deux ans de prison et 100 F d’amende. Ils se pourvoient en appel. Ils sont aussitôt écroué à la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e).

Le 5 avril, Louis Faure est transféré à l’établissement pénitentiaire de Fresnes [2] (Seine / Val-de-Marne), où il est rejoint par Henri André deux jours plus tard.

L’établissement pénitentiaire de Fresnes après guerre. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Le 26 mai 1941, la 10e chambre de la Cour d’appel de Paris réduit sa peine à un an de prison.

À l’expiration de celle-ci, le 25 octobre 1941, ils ne sont pas libérés : le préfet de police de Paris signe les arrêtés ordonnant leur internement administratif en application du décret du 18 novembre 1939.