Louis GANGLOFF

Matricule 45569
decede
Photographie de Louis GANGLOFF
Louis Gangloff, le 8 juillet 1942 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/08/gangloff-louis/
Convoi 45000

ît le 11 avril 1897 à Kerprich-lès-Dieuzé ou Kerprich-aux-Bois, en Moselle annexée au Reich allemand (Moselle), fils de Louis Gangloff et de Marie Durand.

Le juin 1917, il est mobilisé au sein de l’armée allemande, au 570e régiment d’artillerie de barrage (Bth.) comme canonnier de 2e classe. Fait prisonnier de guerre, il est détenu en Angleterre puis en France jusqu’au 10 janvier 1919. Alsacien-Lorrain, il est réintégré de plein droit dans la nationalité française en vertu du premier paragraphe de l’annexe à la section V du traité de paix.

Pendant un temps, il habite à Hayange et travaille comme ouvrier machiniste.

Début avril 1922, il habite au 219 rue Saint-Roch à Aiseau, canton de Charleroi (Belgique wallonne)

À une date restant à préciser, Louis Gangloff se marie avec Anna Donut, née en 1902 à Aiseau.

Ils auront – au moins – deux filles : Marie-Louise, née en 1921 à Marspich (Moselle, aujourd’hui quartier de Hayange), et Marie-Rose, née en 1925 à Aiseau.

En 1933, la commission de réforme de Strasbourg le classe “service auxiliaire” pour une sclérose légère du sommet du poumon droit, très léger souffle à la pointe du cœur, et névralgie sciatique.

En mai 1935, la famille habite au 26 (ou 257 ?) rue Carnot à Villerupt (Meurthe-et-Moselle – 54), ville-frontière avec le Luxembourg.

Fin mai 1940, il déclare habiter rue des Fonderies à Foug.

Le 10 août 1941, il est arrêté « en raison de son attitude politique d’avant-guerre » et conduit au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

La caserne de Royallieu après-guerre. Les huit premiers bâtiments alignés à gauche sont ceux du quartier “A”, désigné pendant un temps comme le “camp des communistes”. À l’arrière plan à gauche, sur l’autre rive de l’Oise, l’usine de Venette qui fut la cible de plusieurs bombardements avec “dégâts collatéraux” sur le camp. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Il est probablement désigné comme otage à la suite du sabotage, dans la nuit du 4 au 5 février 1942, du transformateur électrique de l’usine sidérurgique d’Auboué qui alimente également 17 puits de mine (fer) du bassin de Briey ; action de résistance qui déclenche une vague d’arrestations dans le département (70, dont plusieurs dizaines de futurs “45000”) .