Louis LACOUR

Matricule 45710
decede
Photographie de Louis LACOUR
Stèle à Issy : Camille Delbès, Paul Dumont, Louis Lacour, Ernest Rossignol. Quatre « 45000 » sont honorés. Il y manque Marcel Burel. — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/06/lacour-louis/
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Louis, François, Désiré, Lacour naît le 20 septembre 1901 à Flers (Orne), chez ses parents, Louis Cyrille Lacour, menuisier, 24 ans, et Pauline (?) Victorine Langlois, 23 ans, dévideuse chez Patry (textile) son épouse, domiciliés place de l’Hôtel de Ville. Il aurait une sœur, née en 1900.

Pendant un temps, alors qu’il habite au 4, cour Launay chez ses parents, Louis Lacour travaille comme débardeur à bord de bateaux. Il sera également cimentier.

Le 5 avril 1921, il est incorporé au 130e régiment d’infanterie afin d’y accomplir son service militaire. Le 29 décembre suivant, il passe au 21e régiment de tirailleurs algériens et part en campagne “au Levant” (en Syrie ?). Le 8 décembre 1922, il passe au 17e RTA. Le 1er avril 1923, il passe « dans la disponibilité », mais est maintenu provisoirement sous les drapeaux par application de l’article 33 de la loi du 5 mars 1921. Le 12 avril, il est porté déserteur, n’ayant pas rejoint son corps à l’issue d’une permission de rapatriement. Cependant, deux semaines plus tard, il est rayé des contrôles de la désertion, ayant été ramené au corps par la gendarmerie. Le 20 juin suivant, il passe au 13e régiment d’infanterie. Six jours plus tard, il est “renvoyé dans ses foyers”, sans certificat de “bonne conduite”, et se retire au 8 et 10, rue du Plâtre à Rouen (Seine-Inférieure / Seine-Maritime).

En décembre 1927, il habite au 19, avenue du Maréchal-Pétain [sic] à Coutances (Manche).

Le 24 mars 1928, à la Lande-Patry, près de Flers, Louis Lacour épouse Renée Marie Lenoël. Ils auront trois enfants, dont Liliane, née le 25 juin 1928 à Flers.

En août 1930, la famille demeure au 14, rue Nationale à Flers. En mars 1933, elle est installée au 4, rue Vieille à Pont-l’Évêque (Calvados).

En septembre suivant, la famille est venue s’installer en région parisienne, au 108, rue du Point-du-Jour à Boulogne-Billancourt [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92). En mars 1938, ils sont au 233, rue Galliéni, dans la même commune.

Louis Lacour est embauché comme ouvrier spécialisé sur machine aux usines Renault de Boulogne-Billancourt du 5 juin au 4 juillet 1934, du 28 février au 28 juin 1935, du 27 novembre 1936 au 24 novembre 1938 et du 7 décembre suivant jusqu’au début de la Deuxième Guerre mondiale.

Boulogne-Billancourt, place Jules-Guesde, entrée des usines Renault. Collection Mémoire Vive.

Pendant la période 1936-1939, il fait preuve d’une grande activité syndicale ; en 1939, il est délégué ouvrier suppléant.

Pendant un temps, il ferait partie de la commission exécutive centrale du Parti communiste (selon la police).