Louis LECOQ

Matricule 45753
decede
Photographie de Louis LECOQ
Louis Lecoq, © ONaCVG — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/03/lecoq-louis-auguste-gaston/
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Louis, Auguste, Gaston, Lecoq naît le 14 mai 1893 à Béthencourt-sur-Somme (Somme – 80), fils de Désiré Lecoq et de Marie Devarenne. Il a peut-être (au moins) deux sœurs, Claire, née le 12 février 1888, et Marguerite, née le 29 janvier 1902, et un frère, Désiré, né le 4 janvier 1889, tous trois à Béthencourt.

Pendant un temps, Louis Lecoq travaille comme « journalier cultivateur »

Le 1er octobre 1913, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 87e régiment d’infanterie, à Ham (80), afin d’y accomplir son service militaire, mais n’arrive au corps que le 28 novembre. Il connaît une interruption de service à partir du 9 mai 1914. Le 2 août, lorsque est publié le décret de mobilisation générale, il est rappelé dans son unité (6e brigade d’infanterie, 3e division d’infanterie, 2e corps d’armée), qui part combattre la IVe armée allemande en Belgique, lors de la Bataille des frontières . Dès le 17 août au soir, le premier bataillon du commandant Cussac est détaché en soutient auprès de la 9e division de Cavalerie avec laquelle il subit de lourdes pertes le 20 aux abords de Neuchâteau (Longlier). Le 28 août, Louis Lecoq, de la 2e compagnie, est fait prisonnier par l’armée adverse dans ce secteur. Au cours de sa détention, il apprend l’allemand. Le 29 décembre 1918, il est rapatrié « des régions envahies », puis envoyé en sursis d’incorporation aux Thilliers-en-Vexin (Eure). Le 28 janvier 1919, il est rappelé à l’activité au 87e R.I. Le 25 juillet suivant, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire à Rouen (« 23, rue Verte »), titulaire d’un certificat de bonne conduite.

En mai 1921, il est domicilié à Suzanne, près de Péronne (80).

En décembre 1927, il habite à Grand-Couronne, au sud de l’agglomération de Rouen (Seine-Inférieure / Seine-Maritime [1] – 76).

En décembre 1936, l’armée le déclare maintenu en cas de mobilisation aux établissements Pétrole Jupiter, à Petit-Couronne, en qualité de machiniste.

Au moment de son arrestation, il est domicilié cité R-3 – rue Émile Bertain – au Trait (76), en bord de Seine, 25 km à l’ouest de Rouen (après la guerre, il habitera au 59, rue du Maréchal-Galliéni).

Le 10 septembre 1938, lors de la (2e ?) mobilisation du 2 août, il est toujours classé affecté spécial aux Pétroles Jupiter. La même année, probablement à la suite du mouvement de la fin novembre, il en est licencié « pour faits de grève ».

Par la suite, il est ouvrier métallurgiste, mécanicien, à l’entreprise Cloutiers et Ateliers de la Seine-Maritime (ACSM) du Trait.

Militant communiste, il est secrétaire de la cellule du Trait.

À une date restant à préciser, il est élu Conseiller municipal de cette commune. Il est déchu de son mandat à la suite de la loi du 20 janvier 1940.