Louis MÉRESSE

Matricule 45871
decede
Photographie de Louis MÉRESSE
Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Louis Méresse naît le 3 novembre 1899 à Paris 19e arrondissement, de Charles Méresse, 52 ans, chauffeur, et de Rosine Maquiné, son épouse, 43 ans, domiciliés au 30, rue de l’Ourcq. Il a (au moins) une sœur cadette, Marie, née le 3 août 1902 (décédée en juillet 1983).

Pendant un temps, Louis Méresse habite chez ses parents, alors domiciliés au 150, rue de Flandre (Paris 19e), et travaille comme manœuvre.

De la classe 1919 et du 1er bureau de recrutement de la Seine, la commission de révision de la Seine le classe dans la 5e partie de la liste en 1918 – décision prorogée à deux reprises -, ce qui semble l’exempter d’accomplir son service militaire.

Louis Méresse devient peintre en voitures.

Le 23 décembre 1922 à Paris 19e, Louis Méresse épouse Ermine Jeanne Moruzzi, 19 ans, née le 30 novembre 1903 à Paris 12e, papetière. En septembre 1923, ils habitent chez les parents de celle-ci au 15, passage Wattieaux (Paris 19e). Mais le tribunal civil de la Seine prononce leur divorce le 17 juin 1929.

En 1936, Louis Méresse habite seul au 7 rue Bordier, à Aubervilliers.

Selon sa propre déclaration, il ne milite ni politiquement, ni syndicalement dans la période du Front populaire.

À une date restant à préciser, étant au chômage, il part travailler à Planquignon ? (Orne).

Le 1er décembre 1939, l’armée l’enregistre à Courménil (Orne).

Le 5 juillet 1941 au soir, il est arrêté à son domicile par le police française. Le lendemain, 6 juillet, il est est interné administrativement comme « détenu communiste » à la caserne désaffectée des Tourelles, boulevard Mortier à Paris 20e, “centre surveillé” dépendant de la préfecture de police de Paris. Il est assigné à la chambre 36 du bâtiment A

La caserne des Tourelles, vers la Porte des Lilas, entre l’avenue Gambetta, à gauche, et le boulevard Mortier. Carte postale d’après guerre. Coll. Mémoire Vive.