Lucien PAIRIÈRE

Matricule 45944
decede
Photo non trouvée pour Lucien PAIRIÈRE
Image de remplacement. Photographie de Lucien PAIRIÈRE non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Lucien Pairière naît le 14 décembre 1897 à Bourges (Cher), chez ses parents, Alexandre Pairière, 25 ans, ébéniste, et Madeleine Jolivet, 20 ans, son épouse, domiciliés au 41, rue Saint-Amand.

Pendant un temps, Lucien Pairière travaille comme ébéniste.

De la classe 1917, il est incorporé le 11 janvier au 85e régiment d’infanterie afin d’y accomplir son service militaire alors que la Première Guerre mondiale est en cours. Passé au 95e R.I. le 17 juillet suivant, il part « aux armées » (sur le front) le 26 juillet. À une date restant à préciser, il passe au 414e R.I. Le 20 mars 1917, son régiment se rend par étapes dans la région de Fismes où il doit participer à une attaque de la position du Chemin des Dames. Cette attaque a lieu le 16 avril, puis le 5 mai, sans que le régiment soit engagé. Dans la nuit du 6 au 7, en fin de combat, il relève des unités du 18e corps d’armée sur les plateaux de Craonne et de Californie. Les trois bataillons du 414e R.I. sont en ligne sur une position constituée simplement par des trous d’obus et bombardée avec une violence inouïe.

Le 7 mai, Lucien Pairière est blessé à l’avant-bras droit par un éclat d’obus qui lui fracture le radius. Évacué, il est soigné jusqu’au 3 décembre. Le 27 avril 1918, la commission de réforme du Rhône sud le propose pour la réforme temporaire n° 1 avec gratification de 7e catégorie et 20 % d’incapacité pour fracture du radius droit. Démobilisé, il se retire au 36, rue Molière, à Bourges, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Le 2 septembre 1919, à Bourges, Lucien Pairière épouse Marie Louise Auclère, née le 18 août 1897 à Meillant (Cher). Ils auront une fille, Lucienne, née vers 1930.

En octobre 1932, déclaré comme menuisier et domicilié au 38 bis, rue Auguste-Blanqui à Puteaux [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92), Lucien Pairière est secrétaire administratif adjoint de la Jeunesse Sportive ouvrière de Puteaux, club affilié à la Fédération sportive du travail. Selon la police, tous les dirigeants du club sont membres du 15e rayon de la région parisienne du Parti communiste.

En 1935, Lucien Pairière est candidat sur la liste du Parti communiste à Puteaux.

Il est possible qu’il s’installe un temps comme artisan ébéniste (« entrepreneur »).

Il est également employé comme menuisier par la maison Bertaux, rue Anatole-France, à Puteaux.

Du 20 mai 1936 au 1er septembre 1939, il est menuisier à la maison Charles Mochet [2], 68 rue Roque-de-Fillol, à Puteaux, où il est considéré comme un bon ouvrier bien que son engagement syndical soit connu.

En juillet 1938 (peut-être depuis le début des années 1930) et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié dans un logement au 2, rue Collin à Puteaux.