Lucien PENNER

Matricule 45962
decede
Photographie de Lucien PENNER
Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Convoi 45000

Lucien, Jean, Penner naît le 11 mars 1912 à la maternité de l’hôpital Cochin, 123 boulevard de Port-Royal à Paris 14e, fils de Xavier Marcel Penner, 22 ans, tôlier, et de Joséphine Gueury, 25 ans, son épouse, domiciliés au 12 rue Saint-Sébastien à Nogent-sur-Marne (Seine / Val-de-Marne). Lucien a une sœur aînée, Marcelle, née en 1906 au Perreux, et un frère, Raymond André, né le 14 mars 1919 à Nogent.

À la mi-mars 1929, la famille habite toujours à la même adresse, à Nogent.

De la classe 1932, du 4e bureau de recrutement de la Seine, Lucien Penner effectue probablement son service militaire cette année-là.

Il travaille ensuite comme tuyauteur.

Le 11 août 1934 à Vanves [1] (Seine / Hauts-de-Seine), Lucien Penner se marie avec Reine Boureille, née le 8 janvier 1912 à Nemours (Seine-et-Marne), couturière, domiciliée au 26 rue Corot à Vanves (voie aujourd’hui disparue, 2023). Ils auront un enfant, Claude, né le 6 novembre 1934 à Paris 6e.

Au moment de son arrestation, Lucien Penner est domicilié au 26 ou au 28, rue Corot à Vanves. Il est inscrit pour la première fois sur les listes électorales de la commune en 1935.

Il devient secrétaire de la Société municipale d’éducation physique de Vanves.

En 1936, Lucien Penner est tuyauteur chez Renault.

Plus tard, Lucien Penner, est ajusteur aux Ateliers de construction d’Issy-les-Moulineaux, au 247 quai d’Issy (voie dénommée “quai de la Bataille Stalingrad” après guerre).

Le 26 août 1939, avant la mobilisation générale, il est rappelé sous les drapeaux au 4e régiment d’autos-mitrailleuses stationné à Verdun, unité placée ensuite en avant-poste de la ligne Maginot. Après avoir sollicité à trois reprises sa réintégration dans son entreprise (“usines Chars Nationaux Renault” ; une appellation de guerre ?) au titre de l’“affectation spéciale”, Lucien Penner est rappelé le 6 novembre afin d’y monter un prototype. Deux jours plus tard, le commissaire de police de la circonscription de Boulogne-Billancourt vient l’interpeller en préalable à une perquisition à son domicile, laquelle se révèle infructueuse. Il est laissé en liberté. Considéré comme un propagandiste au sein de son atelier, Lucien Penner est rappelé aux armées le 18 décembre.

Le 17 mai 1940, lors de l’offensive allemande, il est fait prisonnier de guerre à Maroille (Nord, à la limite du département de l’Aisne). Il parvient à s’échapper en traversant l’Helpe Mineure à la nage, entraînant plusieurs camarades. Le 2 juin suivant, il est cité à l’ordre de la 4e division légère de cavalerie pour cette action d’éclat et reçoit la Croix de guerre avec étoile d’argent (dix ans plus tard, il recevra la Médaille des évadés). Il finit la campagne comme brigadier. Fait prisonnier également, son frère Raymond est envoyé en détention en Allemagne.

Démobilisé le 25 juin 1940, Lucien Penner retrouve un emploi comme ajusteur à la SNCAC [3], 157 rue de Silly à Boulogne-Billancourt.