Lucien PERRIOT

Matricule 45969
decede
Photographie de Lucien PERRIOT
Lucien Perriot © Mike Right, — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/12/perriot-lucien/
Convoi 45000

Lucien Perriot naît le 17 janvier 1896 à Fontaine-Française (Côte-d’Or), fils de Joseph Perriot, 45 ans, plâtrier, et de Joséphine Lagneau, 39 ans, son épouse.

Pendant un temps, Lucien Perriot travaille comme charron.

Le 12 avril 1915, il est incorporé 170e régiment d’infanterie. Le 24 novembre suivant, il passe au 149e R.I. Le 25 mars 1916, il passe au 109e R.I. Le 23 décembre 1917, il est cité à l’ordre du corps d’armée : « Le 23 octobre […] , à l’attaque du chemin des Dames, route de Maubeuge, a mis son fusil-mitrailleur en batterie et, par la précision de son tir, a obligé à se terrer des mitrailleuses qui empêchaient la compagnie de déboucher. Fusil-mitrailleur d’une grande bravoure ». Il reçoit la Croix de guerre. Le 30 septembre 1918, il est blessé par balle à l’avant-bras gauche sans fracture et évacué à l’ambulance où il reste huit jours. Du 9 au au 30 octobre suivant, il est soigné à l’hôpital de la Chappe à Briançon (Hautes-Alpes).

Il retourne « aux armées » du 6 décembre 1918 au 23 avril 1919. Du 24 avril au 23 septembre, il bénéficie d’un sursis automobiliste. Le lendemain, 23 septembre 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation par le dépôt démobilisateur du 8e escadron du train des équipages et se retire à Fontaine-Française, titulaire d’un certificat de bonne conduite. Le 10 novembre suivant, l’armée le classe affecté spécial à la 5e section des chemins de fer de campagne comme ouvrier d’atelier à Paris. Le 1er mai 1920, il est rayé des cadres et « se retire » au 8, rue Saint-Vincent-de-Paul, à Paris 10e, où il habite depuis le mois janvier.

Une semaine plus tard, le 8 mai 1920, Lucien Perriot est embauché par la Compagnie des chemins de fer du Nord qui fusionnera au sein de la SNCF début 1938 [1]. À la même date, l’armée le classe dans l’affectation spéciale comme ouvrier au 92, boulevard de la Chapelle, à Paris.

En août 1927, il est possible qu’il habite au Bourget (Seine / Seine-Saint-Denis).

Au moment de son arrestation, Lucien Perriot est domicilié au 5 ou au 6, rue Myrrha à Paris 18e, vers la rue Stephenson. Il est célibataire.

Lucien Perriot est alors ouvrier ferrure, travaillant aux ateliers SNCF du matériel roulant de Drancy-Le Bourget depuis août 1927.

C’est un militant syndicaliste, secrétaire du syndicat CGT du dépôt du Bourget durant plusieurs années.

Le 20 décembre 1939, il est rayé de l’affectation spéciale. Le 2 mars 1940, il rejoint le dépôt d’infanterie n° 211. Il est démobilisé le 13 juillet 1940.

Sous l’occupation, il œuvre à la réorganisation syndicale des ouvriers dans les ateliers.

Le 8 septembre 1941, Lucien Perriot est arrêté sur son lieu de travail. Une instruction est ouverte pour présomption d’infraction au décret du 26 septembre 1939 qui entre également dans le cadre de la loi du 14 août 1941 créant les Sections spéciales. Le 6 octobre, un juge d’instruction du tribunal de première instance de la Seine prononce un non lieu.