Lucienne Lebreton en 1934. © Archives de la RATP.
Lors de la mobilisation générale d’août 1914, son père est rappelé à l’activité militaire, rejoignant le 6e bataillon territorial du Génie à Verdun. Le 13 février 1917, il est détaché au dépôt de métallurgistes, 19 rue d’Estrée à Paris 7e. Trois jours plus tard, il passe aux Aciéries et Forges de Firminy (Loire). Le 1er juillet suivant, il passe au 86e régiment d’infanterie. Le 15 février 1919, il est mis en congé illimité de démobilisation et se retire impasse Langlois.
En mai 1920, âgée de 15 ans, Lucienne Lebreton entre dans la maison de couture d’Alice Bernard, au 40 rue François 1er (Paris 8e).
Le 12 janvier 1924 à Paris 18e, âgée de 18 ans, elle se marie avec Henri Joseph C., un fraiseur de 21 ans. Dans un premier temps, elle « reste dans [son] ménage ». Le père de Lucienne est devenu employé du Gaz de Paris.
Dès le mois de mars suivant, elle entre en qualité de bichonneuse à la société des Chaussures Ettrlich Frères, 15 rue de l’Évangile (Paris 18e). Fin février 1925, elle « reste dans [son] ménage » pendant deux mois. D’avril à novembre 1925, elle travaille pour la maison de Confection Delamarre, 15 rue d’Aboukir (Paris 2e). Puis, pendant sept mois, de nouveau, elle « reste dans [son] ménage ». En juin 1926, elle prend un emploi de cartonnière chez Faillot, 145 rue de La Chapelle (Paris 18e).
Le 28 novembre 1926, elle entre à la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) comme receveuse stagiaire sur tramway, affectée en surnuméraire au dépôt Michelet. Elle sera titularisée le 1er février 1929.
Fin 1928, Lucienne C. habite au 44 rue Myrrha (Paris 18e).
Le 7 janvier 1930, elle demande à être affectée au dépôt de Lagny vers le 15 février, car elle va déménager au 5 place d’Aligre (Paris 12e).
Le 21 juin suivant, le tribunal civil de la Seine prononce le divorce de son couple. Le 12 juillet, à Paris 12e, Lucienne se marie avec Fernand Raymond Ginestet, né le 24 février 1903 à Aubin (Aveyron), machiniste (chauffeur d’autobus) à la STCRP. Le père de Lucienne étant retraité, les parents Lebreton sont partis s’installer dans les Côtes-du-Nord (Côtes-d’Armor), à Caurel.
Sous prétexte de faciliter la circulation automobile, le réseau des tramways d’île-de-France est démantelé au cours des années 1930 : le dernier tramway parisien circule le 14 mars 1937. À une date restant à préciser, Lucienne est nécessairement affectée au réseau des autobus, toujours comme receveuse.
Le 21 septembre 1938, elle est domiciliée au 5, rue de la Collégiale (Paris 5e, parallèle à l’avenue des Gobelins).
Le 11 mai 1939, le tribunal civil prononce le divorce du couple Ginestet, sans que celui-ci ait eu d’enfant. Le 4 novembre suivant, Lucienne Lebreton est mutée au dépôt de Saint-Mandé.