Madeleine JÉGOUZO

Matricule 31668
survivant
Photographie de Madeleine JÉGOUZO
Photographiée à Auschwitz-I, le 3 février 1943. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oswiecim, Pologne. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.
Convoi 31000

Madeleine Jégouzo, née Passot, vient au monde dans le 15ème arrondissement dans une famille de tradition socialiste. Elle adhère au Parti communiste en 1936. Elle rentre dès 1940 dans la Résistance dans le groupe « Politzer ».

De la naissance à l’adhésion au PCF

Madeleine est née le 28 août 1914 à Paris XVème. Elle vient au monde dans une famille de tradition socialiste et engagée contre la guerre qui s’annonçait en ce mois d’août 1914. Le 28 août 1914, son père, Jean Baptiste, est alors en détention pour avoir manifesté contre la guerre, suite aux appels de Jean Jaurès. Charles, le frère cadet de mon grand-père, vient de participer avec sa petite sœur Marie Louise au dernier meeting de Jean Jaurès sur la Butte Rouge. Les frères Passot sont des sympathisants socialistes et des conseillés municipaux à Billancourt.

Madeleine s’engage de manière très active dans le soutien à la république espagnole en 1936 ainsi que dans le syndicat de la mode « des fleurs et plumes » qui est en pointe dans ce soutien. C’est également en 1936 qu’elle adhère au Parti Communiste.

En 1938, la Direction du Parti lui propose de devenir une « permanente », après un premier refus de sa part, elle accepte et rencontre le responsable aux cadres.

Dès lors, compte tenu de la menace imminente de la guerre, Madeleine travaille dans un « service illégal » du Parti, avec le camarade Mourre. Elle prend le pseudonyme de « Gervaise ».

Son activité consistait à préparer l’organisation afin de vivre dans une situation illégale en réponse à la future dissolution du Parti, à mettre au point des planques, des courriers, des boîtes aux lettres, notamment à vérifier et valider des adresses et à classer les archives stratégiques en cas d’illégalité et à les entreposées dans les planques.

Du Parti à la résistance

Dans cette période, Madeleine travaille également directement avec Arthur Dallidet, dont le travail s’avère fondamental pour l’avenir du Parti. Avec Benoît Frachon, il met en place les premières structures illégales du Parti. Les précieux fichiers de cadres qui ont été mis à l’abri, lui permettent de réorganiser un parti touché par les arrestations massives et la mobilisation.

Ainsi pour Madeleine, l’entrée en Résistance a été une suite logique de la période illégale de 1939-1940 : De ce fait, elle est naturellement une candidate potentielle pour le travail de l’ombre et elle est préparée pour reprendre les contacts avec les responsables dans les régions.

Elle entre dans la Résistance dès le début de l’occupation sous les noms de Betty et de Monique.

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