Marc QUÉNARDEL

Matricule 46026
decede
Photographie de Marc QUÉNARDEL
TransportAquarelle
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Marc Quénardel naît le 9 septembre 1891 à Rimaucourt (Haute-Marne – 52), fils d’Alfred Quénardel, 39 ans, vigneron à Ludes, à la lisière de la forêt de la montagne de Reims (Marne), et de Célina Boquet, son épouse, 32 ans, qui accouche chez un forgeron de Rimaucourt où elle était de passage.

Considérant son âge, il devrait avoir été mobilisé au cours de la guerre 1914-1918 (à vérifier…).

Le 17 octobre 1923, à Reims, il épouse Angèle – dite Annette – Demany ou Demarcy, née le 3 mars 1903 à Troyes (Aube – 10). Le couple n’a pas d’enfant.

Lors du recensement de 1931, ils habitent au 121 bis, rue Jean-Jaurès à Montataire (Oise – 60). Marc Quénardel est alors mécanicien à la Société Industrielle (?).

D’autres sources le désignent comme ouvrier métallurgiste, peut-être à la SNCF (ou aux Forges de Montataire, à vérifier…).

Au moment de son arrestation, Marc Quénardel est domicilié au 40, rue Henri-Vaillant à Montataire.

Dans les années trente, il est l’un des dirigeants locaux du Parti communiste.

Le 29 avril 1940, après l’interdiction du Parti communiste, il fait l’objet d’une proposition d’internement au camp de Plainval – centre de rassemblement de “ressortissants ennemis” -, dans la ferme de Lévremont, près de Saint-Just-en-Chaussée (60). Travaillant aux établissements Brisonneau, Marc Quénardel se « fait remarquer depuis la mobilisation par son attitude incontestablement communiste ».

Le 14 mai, le ministre de l’Intérieur autorise le préfet de l’Oise à assigner Marc Quénardel – « dangereux pour la défense nationale » – dans un centre de séjour surveillé. Mais survient l’offensive allemande…

En 1941, Marc Quénardel est déclaré comme conducteur d’auto.

Le 7 juillet 1941, il est arrêté et rapidement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (60), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ). Il y est enregistré sous le matricule n° 1304.