Marceau REBOURG

Matricule 46039
decede
Photographie de Marceau REBOURG
Marceau Rebourg le 8 juillet 1942 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/08/rebourg-marceau-louis/
Convoi 45000

Marceau, Louis, Rebourg, naît le 3 juin 1920 à Foug, 10 km à l’ouest de Toul (Meurthe-et-Moselle), fils de Julien, Marceau, Rebourg, 22 ans, et de Louise Guillemin, 19 ans, son épouse. Après Marceau – qui est l’aîné – naissent André en 1921, Régine et Roxane en 1923, Marguerite en 1924, tou.te.s à Foug.

En 1926, la famille habite rue Gustave Paul, à Foug ; les parents hébergent également le frère du chef de famille, Désiré Rebourg, né en 1888 à Nancy, également mouleur en fonte à la Fonderie de Foug. Le recensement clôt le 1er avril 1936 indique le n° 9 pour la rue Gustave Paul. La famille s’est alors agrandie de Micha, né en 1930. Marceau (15 ans) est alors mouleur à la fonderie, où son frère André (14 ans) est modeleur.

Au moment de son arrestation, Marceau Rebourg est domicilié au 5, rue Lenglet à Foug.

Il n’appartient à aucune organisation, mais son père, Julien Rebourg, était, avant guerre, secrétaire de l’usine métallurgique PAM (fonderie) de Foug, exerçant des responsabilités au sein de la Fédération des Métaux CGT. Le 15 novembre 1938, au congrès national de la CGT réuni à Nantes, il est un des six délégués de Meurthe-et-Moselle, représentant la fédération des Métaux, avec Charles Jacquet et Joseph Schneider.

Militant communiste, Julien Rebourg est déchu de son mandat de conseiller municipal pour ne par avoir renié son engagement après octobre 1939.

Le 16 juin 1940, il est arrêté avec ses deux fils pour propagande communiste.

Julien Rebourg sera condamné à deux ans de prison en août 1941 (?) pour propagande communiste et écroué à la Maison centrale de Clairvaux.

Ses deux fils, André et Marceau, sont internés au camp de Fanlac, installé dans le château du Sablou [1], canton de Montignac-sur-Vézère (Dordogne), « centre de séjour surveillé pour indésirables français ».

Montignac-sur-Vézère, le château du Sablou, colonie de vacance d’Alfortville après guerre. Carte postale des années 1950. Collection Mémoire Vive.

Fin décembre 1940, ils sont parmi les 228 “Sablousards” transférés au camps de Saint-Paul-d’Eyjeaux, près de Limoges (Haute-Vienne).

Le 25 février 1941, le Tribunal correctionnel de Nancy (54) condamne Marceau Rebourg à un mois de prison (peut-être avec son frère).

Le 10 novembre 1941, Marceau Rebourg s’évade du camp de Saint-Paul-d’Eyjeaux et rentre chez lui.