Marceau VERGUA

Matricule 46187
decede
Photographie de Marceau VERGUA
Marceau Vergua, © Musée de Montreuil — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/12/vergua-marceau-charles-henri/
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Marceau Vergua. Collection du Musée de l’Histoire vivante, Montreuil.

Marceau, Charles, Henri, Vergua naît le 7 août 1896 à Blois (Loir-et-Cher – 41), fils de Charles Vergua, 24 ans, jardinier, et d’Élisabeth Renaud, son épouse, 18 ans, journalière, domiciliés au 30, rue de la Butte (son patronyme est parfois orthographié de manière fantaisiste, y compris à l’état civil : « Wuarga », « Warga », « Vergat »…).

Petit ouvrier agricole pour différents patrons, le père de Marceau déménage souvent avec sa famille. Lors du recensement de 1896, et avant la naissance de son fils, il habite dans le quartier du Four à Chaux à Saint-Aignan(-sur-Cher – 41), au sud du département. En avril 1898, il est domicilié à Saint-Gervais(-la-Forêt – 41), près de Blois. Aîné de la famille, Marceau a un frère et deux sœurs : Ismaël, né le 1er septembre 1898 à Mareuil-sur-Cher (41), village proche de Saint-Aignan où habitent les parents d’Élisabeth, des vignerons (le nouveau-né est déclaré à l’état civil par son grand-père maternel), France, née le 23 avril 1900, et Lucienne, née le 9 août 1901, toutes deux à Saint-Aignan où la famille est recensée en 1906, au 14, rue des Chèvres.

En février 1911, la famille est domiciliée à Montreuil-sous-Bois [1] (Seine / Seine-Saint-Denis – 93), au 10, sentier des Poiriers.

Le jeune Marceau Vergua commence à travailler comme boulanger.

Le 12 avril 1915, il est mobilisé comme soldat de 2e classe au 113e régiment d’infanterie. Le 9 juin, une fois ses “classes” effectuées, il passe à la 5e section de C.O.A (commis et ouvriers d’administration). Le 29 mars 1916, il réintègre le 113e R.I.

Le 27 mars 1916, bien qu’ayant – semble-t-il – été dispensé de service militaire en 1892 pour une blessure antérieure à la jambe droite, Charles, le père de famille, est mobilisé dans un service auxiliaire au « service des GVC, secteur B, section P, groupe 4, poste 3 » (“gardes-voies et communications” ?). Mais, quatre jours plus tard, il décède de maladie à l’hôpital militaire n° 245 à Corbeil (Seine-et-Oise).

Le 11 mars 1918, Marceau Vergua passe au 8e régiment d’infanterie coloniale. Il est « en Orient » à partir du 21 mai. Le 10 octobre suivant, il passe au 37e R.I.C. Le 1er juin 1919, il passe au 4e R.I.C., maintenu au service armé. En octobre 1921, la 4e commission de réforme de la Seine lui accorde un taux d’invalidité inférieur à 10 % pour séquelles de paludisme. Il sera membre de l’Association républicaine des Anciens combattants (ARAC).

Le 11 février 1922, à la mairie de Montreuil-sous-Bois, il épouse Anna Ricquebourg, née le 4 décembre 1892 à Wiencourt-l’Équipée (Somme), repasseuse, qui vit déjà sous son toit. Sa sœur France, habitant la maison familiale, est témoin à leur mariage. Marceau et Anna auront une fille.

Peu après, le couple est domicilié au 2, ruelle aux Loups, à Montreuil.

Le 21 juillet 1923, à la mairie de Montreuil, Marceau Vergua est témoin au mariage en secondes noces de sa mère, Élisabeth, avec Henri Bourdon, 45 ans, “journalier”, veuf lui aussi, qui habite déjà chez elle.

Marceau Vergua est un militant communiste. Pendant un temps, il est secrétaire du comité local du Secours Rouge International.