Marcel BATAILLARD

Matricule 45203
decede
Photographie de Marcel BATAILLARD
Marcel Bataillard en 1939 © Jean Bataillard — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/10/bataillard-marcel/
Convoi 45000

Marcel Bataillard naît le 23 juin 1912 à Nogent-sur-Oise (Oise – 60) dans une famille d’ouvriers d’usine et de vignerons, fils de Félix Bataillard, ouvrier pointier [1] dans une tréfilerie de Montataire (Forge et Fonderie de… ?), né en 1879 à Vuillafans (Doubs), et de Marie Jeanne Revoy, son épouse, sans profession, née en 1883 à Saint-Dizier (Haute-Marne), en Lorraine non-annexée. Marcel a une sœur, Marguerite, née en 1907, et un frère, André, né en 1910 à Nogent-sur-Oise.

Félix et Marie Jeanne Bataillard permettent à leurs enfants de prolonger leur scolarité : Marguerite devient institutrice et André obtient un CAP de ferronnerie d’art, avant de se former lui-même comme dessinateur industriel.

Adhérent à la CGT, Marcel Bataillard participe aux grèves de 1936, comme son frère André, lui-même licencié de son emploi de dessinateur industriel aux Forges de Montataire pour activité syndicale (André trouvera ensuite un emploi à la Cerabati, fabrique de mosaîque et de carrelage, à Pont-Sainte-Maxence).

Le 9 novembre 1936, Marcel Bataillard est embauché par une compagnie de chemin de fer qui fusionnera avec d’autres au sein de la SNCF début 1938 [2]. Il est affecté au poste de commis de 2e classe à la gare de Creil (cheminot).

La gare de Creil. Carte postale oblitérée en 1946. Collection Mémoire Vive.

À une date restant à préciser, il emménage à Creil (60) ; au n° 5 d’une rue dénommée Albert-Thomas après 1932… Il est célibataire. Pendant son temps libre, il joue du violon.

Militant communiste, Marcel Bataillard est secrétaire de cellule (celle des cheminots de la gare de Creil, probablement).

Carte syndicale CGT, Fédération des chemins de fer. Collection Mémoire Vive.

Au cours de la débâcle du printemps 1940, son père est grièvement blessé lors du mitraillage d’un train évacuant des civils au sud de la Loire par un avion ennemi (très probablement allemand).

De son côté, ayant été mobilisé dans les Corps francs en 1940 sur le front de la Sarre, son frère André est fait prisonnier de guerre le 18 juin 1940 avant de s’évader le 27 septembre suivant. Peut-être est-ce alors qu’il participe au sabotage de terrains d’aviation allemands…

Marcel Bataillard reste actif dans la clandestinité ; sa sœur et son frère connaissant son engagement.

Après l’entrée en guerre du Reich contre l’Union soviétique, le 22 juin 1941, et malgré la répression qui menace les communistes, il reste à son poste d’emploi, considérant qu’il doit montrer l’exemple à ses camarades.