Marcel BOUBOU

Matricule 45276
decede
Photographie de Marcel BOUBOU
Conférence Espéranto de Marcel Boubou Le Populaire du Centre 16 sept 1932 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/09/boubou-marcel-marie/
Convoi 45000

© CERCIL, Orléans, donation Pivain, fonds Cyprien Depardieu.

Orléans. L’école normale d’instituteurs dans les années 1900. Carte postale. Coll. Mémoire Vive.

Baule, dans les années 1900. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

La bataille de la Malmaison © Site Mission centenaire 14-18, 2017.

Le 4 août 1928, au deuxième congrès de l’ Imprimerie à l’école , salle de la Bellevilloise à Paris, « après intervention de Caruel et Boubou [certainement Marcel] , on décide de publier une Revue Pédotechnique dont on fixe le champ d’action. Il est décidé de publier chaque fois une page Espéranto. » À partir du n° 16 d’octobre 1928, L’imprimerie à l’école, Revue pédotechnique mensuelle, Organe de la Coopérative de l’enseignement laïc , crée une rubrique intitulée « Page d’espéranto » contenant des leçons et des exercices. À partir du n° 26 d’octobre 1929, la rubrique s’intitule « Espéranto – Correspondance scolaire internationale », et s’appuie sur un tout nouveau Service d’échanges interscolaires internationaux . Dans le n° 38 de janvier 1931, la rédaction propose à ses lecteurs que la traduction des lettres collectives reçues et envoyées soit « assurée par le Service pédagogique espérantiste (M. Boubou, 96, rue St-Marceau, Orléans, Loiret) ». Puis, dans le n° 39 de février 1931, l’intitulé de la rubrique se précise encore pour devenir « Correspondance scolaire internationale par l’espéranto ». Dans ce numéro, Marcel Boubou rédige un article présentant « Notre service de correspondance […] œuvre collective loin d’être achevée ». Jusqu’en juillet 1931, l’adresse donnée dans la revue pour suivre des cours d’espéranto par correspondance était celle de la Fédération espérantiste ouvrière (Paris 20e). À partir du n° 45 d’octobre 1931, la rubrique renvoie pour ces cours au Service pédagogique espérantiste, chez Marcel Boubou.

© ICEM – Pédagogie Freinet.

Dans cette période, celui-ci rédige plusieurs articles, dont des “modes d’emploi” tels que : « Comment organiser dans sa classe la correspondance interscolaire internationale » (n° 44, juillet 1931), « Une méthode pratique de correspondance » (n° 47, décembre 1931). Dans le numéro 50, il écrit : « Une éducation pacifiste ne peut-être qu’antimilitariste et si, comme nous le croyons “le capitalisme porte en lui la guerre comme les nuées portent l’orage”, l’éducation qui veut lutter contre la guerre doit combattre le capitalisme… ».

Sa maitrise de l’espéranto permet également à Boubou de prendre connaissance de la pédagogie étrangère et d’en présenter dans la revue les innovations et les particularités en les confrontant avec la pédagogie Freinet.

En octobre 1932, L’imprimerie à l’école change d’intitulé pour devenir L’Éducateur prolétarien ; L’imprimerie à l’école – Le cinéma – La radio – Les techniques nouvelles d’éducation populaire . Dans le numéro 10 daté du 25 février 1935, Marcel Boubou explique de nouveau « Qu’est-ce que l’espéranto ? »

En plus des cours oraux, et des cours gratuits par correspondance qu’il dispense pour de nombreux instituteurs tout au long de l’année scolaire, Marcel Boubou offre son temps libre pour la tenue de l’école d’été du Groupe des Espérantistes de l’Enseignement (GEE), fondée en 1932 sur l’initiative de H. Bourguignon. Pendant plusieurs années, Marcel Boubou en dirige les cours, en particulier à La Tranche-sur-Mer (Vendée) en août 1936.

Orléans. L’école de garçons du 45, avenue Dauphine en 1915, alors qu’elle a été transformée en Hôpital auxiliaire 204 géré par l’Association des Dames françaises. Carte postale, coll. Mémoire Vive.

Cette année-là, il est membre de la Commission de contrôle départementale du mouvement Paix et Liberté (alors dénomination officielle du mouvement Amsterdam-Pleyel), qui édite le bulletin (départemental ?) L’Antifasciste .