Marcel BOYER

Matricule 45295
survivant
Photographie de Marcel BOYER
Marcel Boyer © Musée de la Résistance Nationale et « Ivry fidèle à la classe ouvrière et à la France » — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/03/boyer-marcel/
Convoi 45000

Marcel Boyer.

Marcel Boyer naît le 18 juin 1904 à Ivry-sur-Seine [1] (Seine / Val-de-Marne), au domicile de ses parents, Jean Boyer et Léonie Bourdaria, demeurant au 22 rue Parmentier (aujourd’hui rue Marat). La famille compte neuf enfants. Son père est marchand de légumes, tenant un commerce avenue de la République.

Pendant un temps, il habite chez ses parents au 11 avenue de la République et travaille comme journalier.

Le 10 novembre 1924, il est appelé à accomplir son service militaire et affecté au 18e régiment de tirailleurs, arrivant au corps trois jours plus tard. Le 3 décembre, la commission de réforme de Metz le réforme temporairement pour un « cinquième orteil chevauchant, gêne à la marche, crises nerveuses. »

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 80, rue de Paris (aujourd’hui rue Maurice-Thorez) ou au 78, rue Parmentier à Ivry-sur-Seine (une liste de la préfecture de police indique le 13, rue Philibert-Pompée).

Journalier (ou manœuvre, selon la FNDIRP), il travaille à la Compagnie des Lampes à Ivry-Port. En 1932, alors qu’il est au chômage, il déclare comme dernier métier chauffeur-livreur. Enfin, une plaque commémorative le signale comme employé de voirie à la ville d’Ivry.

Communiste depuis 1929, Marcel Boyer est d’abord membre des Jeunesses communistes. En décembre 1931, il est signalé par la police comme sympathisant ou militant communiste. Dans les années 1930, il est l’un des organisateurs du Comité de chômeurs créé à l’initiative de Georges Marrane, maire d’Ivry-sur-Seine. Membre du Comité de la région communiste Paris-Sud, il est, un temps, secrétaire du rayon de Vitry.

Le 3 octobre 1936, Marcel Boyer arrive en Espagne afin de s’engager dans les Brigades internationales pour défendre la République espagnole contre la rébellion du général Franco soutenue militairement par Hitler et Mussolini. Le 21 novembre, il est affecté à la 14e brigade. Resté quinze mois sur différents fronts, il est blessé trois fois. Au début 1938, il est en permission chez lui (deux dates : 12 janvier, 5 février). Lors de la bataille de Caspe, sur la rive droite de l’Ebre (16-17 mars 1938), il perd sa brigade : il est momentanément suspecté d’implication dans le groupe d’un nommé Stemart. Promu lieutenant, Marcel Boyer est pendant un temps président de la commission judiciaire d’Albacete. Au côté de “Moreno”, dirigeant du Servicio de investigacion militar (SIM) de l’armée républicaine, il est amené à interroger plusieurs volontaires qui ont été incarcérés pendant sept ou huit mois à la prison provinciale de Chinchilla.

Le 21 septembre 1938, le gouvernement républicain de Juan Negrín se soumet à la décision de la Société des Nations et dissout les Brigades internationales. Deux jours plus tard, les brigadistes livrent leur dernier combat. Ils sont ensuite progressivement regroupés : le 27 octobre 1938, les volontaires des armées du Centre et du Levant sont rassemblés à Valence, tandis que ceux qui sont engagés en Catalogne sont réunis à Barcelone.

Le 25 novembre 1938, Marcel Boyer publie un article dans l’hebdomadaire communiste d’Ivry-sur-Seine, Le Travailleur : « Avec la Brigade “La Marseillaise” », annoncé la semaine précédente sous l’intitulé « “Quinze mois sur le front de la liberté”, par Marcel Boyer, commissaire politique actuellement en permission » [sic].

À son retour, il est actif au sein du Comité régional d’Aide au peuple espagnol.

Insigne de l’Association des volontaires pour l’Espagne républicaine, ayant appartenu à Christophe Le Meur. Produit entre la mi-1938 et la mi-1939. Coll. André Le Breton.