Marcel BUREL

Matricule 45312
decede
Photographie de Marcel BUREL
Marcel Burel © Michèle Allouche — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/06/burel-marcel/
Convoi 45000

Marcel, Alphonse, Alexandre, Burel naît le 8 juillet 1896 à Rouen (Seine-Inférieure / Seine-Maritime [1] – 76), chez ses parents, Alexandre Burel, 26 ans, employé d’octroi, et Victorine Mauger, 28 ans, tisseuse, demeurant au 27, rue de la Fonderie.

Pendant un temps, Marcel Burel travaille comme imprimeur.

La Première Guerre mondiale est déclenchée début août 1914. Le 11 avril 1915, Marcel Burel est incorporé comme soldat de 2e classe au 129e régiment d’infanterie. Le 1er décembre, il passe au 24e R.I. Le 1er juin 1916, il est blessé une première fois. Le 22 mars 1917, il repasse au 129e R.I. Le 14 juin 1918, à la ferme des Loges, il est blessé une deuxième fois. Le 27 mars 1919, il passe au 28e R.I. Manquant à l’appel du 5 juin suivant, il est considéré comme déserteur. S’étant présenté volontairement le 17 juin, le 1er Conseil de guerre de la 3e région le condamne le 19 août à deux mois de prison avec sursis. Le 16 septembre, il est affecté au 36e R.I. Le 31 septembre il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire au 41, rue Saint-Julien, à Rouen.

En avril 1923, Marcel Burel habite au 52, rue Jeanne-d’Arc, à Rouen (la Maison Dufayel : résidence ou entreprise ?).

En octobre, 1937 et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 32, rue Jean-Jacques-Rousseau, à Issy-les-Moulineaux [2] (Seine / Hauts-de-Seine – 92).

Il travaille alors comme tôlier.

Le 18 ou 19 décembre 1940, Marcel Burel est arrêté par les services de la préfecture de police pour propagande clandestine (apposition et distribution de papillons et tracts). Conduit au dépôt de la préfecture, il est mis à la disposition du parquet. Le même jour, il comparaît – seul – devant la 12e chambre du tribunal correctionnel de la Seine qui le condamne à quatre mois d’emprisonnement. Il se pourvoit en appel auprès du Procureur de la République.

Le 1er janvier 1941, Marcel Burel est écroué (numéro d’ordre 5167) à la maison de correction de l’établissement pénitentiaire de Fresnes (Seine / Val-de-Marne).

L’établissement pénitentiaire de Fresnes après guerre. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Le 24 février, la cour d’appel de Paris confirme sa condamnation.

Le 18 mars suivant, à l’expiration de sa peine, il n’est pas libéré, mais consigné à la préfecture (au dépôt).

À une date restant à préciser, il est finalement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ). (il ne passe pas par Rouillé…)