Marcel, Fernand, Carville naît le 30 février 1893 à Elbeuf (Seine-Maritime [1] – 76), fils d’Auguste Carville et d’Augustine Ridaux (ou Redoult ?).
De la classe 1913, Marcel Carville est incorporé le 17 décembre de cette année au 10e régiment de chasseurs comme soldat de 2e classe afin d’accomplir son service militaire. Le 10 janvier 1914, il passe au 4e régiment de hussards. La guerre est déclenchée début août 1914. Marcel Carville reste sous les drapeaux. Le 14 septembre, il est porté disparu à Prouvais (Aisne). Fait prisonnier par l’armée allemande, il est interné à Quedlinburg, en Saxe-Hanalt, au pied du massif du Hartz. Le 15 janvier 1919, il est rapatrié en France. Le 7 avril suivant, il passe au 7e régiment de hussards. Le 31 août, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire à Elbeuf.
À une date restant à préciser, Marcel Carville se marie avec Émilie Coquoret.
En janvier 1921, il habite au 52, rue Guynemer, à Elbeuf. En mai 1921, il demeure au 3, rue Berthelot, dans cette ville.
En août 1925, il se déclare comme ouvrier débourreur et, en 1937, comme « cardier » ou, plutôt, cardeur (métiers du Textile).
En juin 1931, il a déménagé au 66, rue de la République. En janvier 1934, on le trouve au 10, rue Henry. En août 1938, il est domicilié au 8, rue Victor-Grandin.
En septembre 1938, l’armée le classe affecté spécial aux établissements Gasse Frères et Canthelou, à Elbeuf, tissage et usine d’apprêt des étoffes de laine, fermée en 1967 et réhabilitée en logements, 17, rue Camille-Randoing (http://www.caue76.org/spip.php?article234).
Au moment de son arrestation, Marcel Carville est domicilié au 7, rue Bourdon, à Elbeuf.
Il est alors peintre en bâtiment.
Le 23 janvier 1942, Marcel Carville est arrêté à Elbeuf (L.A. 13228).
À une date restant à préciser, il est interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne [2] (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).
Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).