Marcel Chabot naît le 5 février 1900 à Saint-Séverin (Charente – 16), fils de Charles Chabot, 25 ans, et de Clémentine Bayonne, 23 ans, son épouse, cultivateurs au village de Chen-Jannet (?).
Il commence à travailler comme ouvrier papetier à La Couronne (16), où il habite (S.A. des Papeteries de La Couronne).
Le 7 avril 1921, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 119e régiment d’infanterie afin d’accomplir son service militaire. Le premier septembre 1912, il est nommé soldat de première classe. Le 26 septembre 1922, il est envoyé dans la disponibilité et se retire à La Couronne, titulaire d’un certificat de bonne conduite.
Le 28 avril 1923, à La Couronne, Marcel Chabot se marie avec Louise Renée Michelot, née le 18 mai 1904 à La Couronne. Ils auront deux filles, Raymonde, née le 4 février 1924, et Ginette, née le 23 décembre 1925, toutes deux à La Couronne (âgées de 17 et 15 ans en 1941).
En janvier 1933, Marcel Chabot habite au 14, impasse du Gymnase à Nanterre [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92). En juillet suivant et jusqu’à son arrestation, il est domicilié au 53, rue de Chatou, qui devient rue Jean-Allemane [2] en septembre 1935.
Marcel Chabot est ouvrier aux Papeteries de la Seine à Nanterre (dites aussi « du Petit Parisien »).
En 1936, le personnel en grève des Papeteries de la Seine. Collection de la Société d’Histoire de Nanterre.
Le 29 juillet, Marcel Chabot et Antoine Ossot sont conduits à l’établissement pénitentiaire de Fresnes (Seine / Val-de-Marne).
Le 4 août, Marcel Chabot est transféré à la Maison centrale de Poissy (Seine-et-Oise / Yvelines), où il rejoint son compagnon qui y a été écroué trois jours plus tôt.
Au deuxième plan, la Maison centrale de Poissy vers 1916. Carte postale. Collection Mémoire Vive.
Le 2 octobre, en « exécution de la note préfectorale » du 14 novembre 1940, le directeur de la prison transmet au bureau politique du cabinet du préfet de Seine-et-Oise sept notices de détenus de la Seine devant être libérés à l’expiration de leur peine au cours du mois suivant (le 7 novembre pour Marcel Chabot). Le 10 octobre, le préfet de Seine-et-Oise transmet le dossier au préfet de police de Paris, direction des services des Renseignements généraux.
Le 8 novembre, le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant l’internement administratif de Marcel Chabot (même date que pour Antoine Ossot), en application du décret du 18 novembre 1939. Le jour même, pris en charge par la préfecture de police, Marcel Chabot, Antoine Ossot, René Solard et un autre détenu sont ramenés au Dépôt (sous le Palais de Justice, sur l’île de la Cité).